S - T - U - V
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TURBULENCE : "Pedofilia
christ" (auto-prod) www.turbulencemetal.nl
Pour ses toutes dernières chroniques, c'est toujours sympa de
voyager musicalement, là pour le cas, il s'agit de la Hollande
avec nos chers voisins de TURBULENCE. Un bon petit mini 5 titres de
Death/Thrash old-school de derrière les fagots et ça vous
requinque un homme :) Rien de bien exceptionnel dans la musique proposée
à travers "Pedofilia christ" (tout de même ce
titre !! Fallait oser...) mais c'est toujours assez agréable
d'écouter des morceaux orientés les années fin
'80 et début '90 à la Slayer, Dismember, la grande époque
pour les plus anciens d'entre nous.. Comme je le disais plus haut, rien
de bien original mais c'est très bien fait, l'atmosphère
de la vieille époque ressort avec aisance durant les 27' minutes
du skeud. D'ailleurs l'entrée en matière très Dark
colle parfaitement au son très lourd et à la fois Heavy
de la production, qui je le souligne est soignée pour une auto-prod.
Pas de grands passages dits extrême mais plus une reconnaissance
musicale des maitres fondateurs du Death Métal, ne cherchez donc
pas là LE groupe de Death brutal mais plus de la musique "basique",
celle qui a fait fureur il y a encore une décennie. Pari tenu
pour TURBULENCE, ceux-ci arrivent à nous faire voyager dans la
passé, même si une touche plus percutante aurait été
souhaitable, l'album est presque trop sage, ça manque un peu
de folie et de prises de risques, un poil trop téléphoné
par moment les plans grattes-batterie, fort dommage car avec plus de
spontanéité cela aurait donné un résultat
des plus plaisant. Ceci dit, TURBULENCE n'a sans doute pas dit son dernier
mot, à suivre donc.... Laurent
(10/08)

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SOL NIGER : "Same"
(auto-prod) www.myspace.com/solnigerpau
Quatre titres et un petit peu plus de 16 minutes de Death/Thrash pour
cette démo du jeune groupe du sud ouest qu’est Sol Niger.
Jeune de par l’année de sa création (2005), Sol
Niger n’en est pas moins composé de musiciens expérimentés
(ex Stormblast, Human cell…). Cela se sent car au niveau compos,
c’est bien carré et les gars ont le sens du riff. Cela
n’est certes pas super original mais leur mérite est que
leurs titres sont très bien exécutés (mention spéciale
au solo de « l’utopie de l’eldorado »). La voix
(en français même si cela n’est pas forcément
audible) oscille entre chant guttural death et chant thrash plus rocailleux,
les guitares balancent des riffs typiquement thrash avec parfois des
moments plus hard core, la batterie est bien présente passe du
mid tempo à des accélérations plus furieuses. Seul
petit bémol c’est que même si l’ensemble est
plaisant ben on a l’impression que ça n’avance pas
assez, que l’ensemble est assez plat, il manque un petit quelque
chose qui ferait que l’on accrocherait immédiatement, un
petit grain de folie. Cela dit pour une première démo
c’est tout à fait honorable et le résultat est tout
de même assez convainquant, reste à confirmer. Hopkins
(09/08)

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SMETI DUCHU : "Stains
of inexistence" (auto-prod) www.myspace.com/smetiduchu
Excellent premier ep pour les gars de Smeti Duchu ! Fortement teintée
de death suédois à la In Flames ou Dismember, la musique
des Doubistes est vraiment bien foutue. Le chant plutôt hurlé
façon core quoiqu’avec un p'tit peu de gutture notamment
sur « Looking for an exit » colle parfaitement à
la musique et lui donne même un côté plus brutal.
Ca avance vite, très vite, c’est brutal mais toujours avec
une petite pointe mélodique qui caractérise le death scandinave.
Le son, lui, est loin d’être aussi rugueux que celui des
productions suédoises mais bien clair et n’enlève
pas une once de puissance aux 6 titres (dont 1 intro) de ce Stains of
inexistence. Le niveau technique est élevé et chaque instrument
tient parfaitement sa place, du bon boulot. J’ai vraiment été
enthousiasmé par les compos et je vous recommande vivement de
vous pencher sur Stains of inexistence. Récemment ils ont enregistré
l’arrivée de Mickey (ex grogneur de Recueil Morbide) à
la guitare pour pallier le départ de Schap. Le combo est donc
au complet est souhaitons leur de diffuser au maximum leur musique taillée
pour la scène . Un groupe à suivre… et de prés
! Hopkins
(09/08)

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SAW : "Paranoïa"
(Autoprod) www.myspace.com/sawfr
Groupe français
né en 2005, Saw nous sert avec ce Paranoïa le premier Maxi
du groupe, soit 8 titres plus une intro pour une durée totale
avoisinant les trente minutes. Saw se situe dans un registre Screamo
HardCore, mâtiné de diverses influences, qui rendent la
musique du groupe plutôt intéressante. Des passages lourds
syncopés, des parties plus typées brutal HxC, avec quelques
Blasts, cotoient d’autres parties très mélodiques,
quasi atmosphériques, planantes, presque jazzy pour certaines
(le dernier morceau, Lest, instrumental, est un exemple frappant de
ce que Saw peut exprimer dans ses parties calmes). Car, selon moi, c’est
dans cette alchimie plutôt bien foutue que réside l’intérêt
du groupe. Si les riffs syncopés, joués il est vrai de
manière précise et hachée à souhait, sont
tout de même archi archi utilisés par bon nombre de formations,
les parties mélodiques et atmo’ sont bien amenées
et n’arrivent pas comme un cheveu sur la soupe si je puis dire.
Et c’est la que le terme « Fusion » prend à
mon avis tout son sens, ce mélange cohérent de plusieurs
styles, donne un réel impact à la musique de Saw. D’autant
plus que les riffs bien réalisés, révèlent
une maîtrise et des qualités techniques indéniables
de la part des zicos. Seule la voix me pose quelques problèmes,
dans la mesure où j’ai un peu de mal avec les voix criées,
mais elle reste cependant puissante et relativement peu pleurnicharde
comme c’est souvent le cas dans le style. Avantageusement servi
par une prod’ dynamique, ce maxi est véritablement une
bonne surprise pour moi, peu habitué à ce style musical.
L’écoute s’inscrit d’ailleurs dans la durée,
on peut de ce fait au fur et à mesure découvrir les nombreuses
subtilités que renferme chaque titre. Un ensemble très
convaincant, rafraichissant, avec des compos bien exécutées
et bien construites. Trash
(07/08)

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SEDATIVE : "Ictus"
(Autoprod) www.myspace.com/sedativechamonix
Sedative est un groupe de Chamonix créé en 2000 et qui
a déjà à son actif 2 Ep et nous livre ici cet excellent
4 titres intitulé Ictus sorti fin 2007. Après plusieurs
changements de line up, ils semblent avoir trouvé une certaine
stabilité et nous balancent une bonne dose de brutal death à
base de grind. Après une intro bien glauque, ça part sur
3 titres bien bourrins. Ils maîtrisent parfaitement leur sujet
: une musique brutale, technique, pas trop non plus, et terriblement
efficace et précise. Loin d’être linéaire
comme certaines formations de brutal death, ils nous balancent un death
varié avec des breaks en veux-tu en voilà, des parties
groovy et entraînantes. Pas de fioritures, ça rentre directement
dans le lard !! Le son est très bon et sonne pas mal US, le chant
alterne l’outre tombe et des gruiks plus porcins. C’est
super bien fait mais trop court : 3 titres, on en aurait souhaité
plus !! En tous cas Ictus représente une excellente mise en bouche
à l’album à paraître cette année et
qui s’appellera Lobocaîne et qui sera enregistré
en Suisse sous la houlette de Jéjé de Mumakil. Ca promet
!!! Pour ma part une super découverte !!
Hopkins
(07/08)

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THANATOSCHIZO : "Zoom
code" (My kingdom music) www.thanatoschizo.com
/ www.myspace.com/thanatoschizo
Les
portugais de Thanatoschizo ne sont pas vraiment des fainéants
en matière de productivité musicale, à savoir 4
albums en l’espace de 7 ans d’activité ! Ce sextette
donne dans un Death Metal au très grand sens du terme, plus vers
le mélodique et parfois mélancolique / Doom que du brutal
! Si par leur pays d’origine on pourrait les mettre en comparaison
avec les « anciens » de Moonspell, il n’en est rien,
ou pratiquement pas. Effectivement, l’on y retrouve une certaine
manière de composer qui n’est pas sans rappeler le gang
à Fernando Ribeiro mais cela serait assez réducteur que
de s’arrêter à ça. En effet, les 11 titres
qui composent ce « Zoom code » sont d’une efficacité
assez remarquable pour le genre, surtout quand on voit la relative jeunesse
du groupe. Ici on a droit à un mélange assez détonant
de Lacuna Coil de par la façon de chanter de la 2ème vocaliste
Patricia, de Moonspell (le titre « Hereafter path ») pour
les envolées plus brutales et la manière de composer certains
titres, de Paradise Lost également pour les moments plus intimistes
et légers grâce à la voix d’ Eduardo qui sait
se faire plus calme quand il le faut ! Si tous les titres ne sont pas
de même niveau pour la composition, Thanatoschizo arrive quand
même à y inclure des instruments hors « contexte
Métal » comme du saxophone sur le léger «
Awareness » qui clôt l’album ou bien encore de l’accordéon
(ou bandonéon) (toujours « Hereafter path). Une bonne découverte
que ce « Zoom code » qui permet de s’aérer
l’esprit dans un style qu’ils tiennent parfaitement en main,
à revoir sur le prochain album pour l’évolution
!
Totaldeath
(07/08)

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TICKET TO HELL : "Man
Made Paradise" (My Kingdom Music) www.mykingdommusic.net
Projet
original que ce TICKET TO HELL mené de main de maître par
1 seul homme (on n’est jamais mieux servi que par soi même
! ). D’ailleurs le bonhomme, Jacobo Cordova reconnaît vouloir
être seul maître à bord pour un control total, et
qui le plaindrait ?! Ce 1er album propose un Thrash Metal taillé
dans la veine des années 80 tout en y incorporant un Death Metal
assez mélodique et plutôt bien fait. Du coup, tout au long
des 8 titres l’on trouvera moult influences qui ont fait le bonheur
de notre jeunesse, et même des influences plus récentes
bien que plus rares. Jacobo s’étant expatrié au
Mexique depuis qu’il vit sa musique pour lui seul, avait déjà
sorti une 1ère démo 4 titres qui avait mit la puce à
l’oreille au label italien My Kingdom Music et je dois dire que,
même si certains passages dans des titres sonnent un peu vieillot
et déjà vu ou entendu, force est de reconnaître
le travail du bonhomme qui a réussi assez bien à mélanger
sur un album, des titres aux influences aussi variées que le
Death Metal mélodique que des ambiances Black Metal ou du Heavy
Metal des années 80 ! La production soutient le tout d’assez
bonne façon et rend justice à un boulot de titan ! Totaldeath
(07/08)

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THE VOID : "Vision
of the truth" (My Kingdom Music) www.mykingdommusic.net
Fièrs
d’une dizaine d’années d’existence, les italiens
de The void ont sorti un nouvel album en mars 2008, 4 ans après
« Remember » qui fut leur 1er essai. Si The void officiait
à leurs débuts plus vers un Dark/Black Metal, ici il n’en
reste plus grand-chose à part quelques bribes par-ci par-là
comme sur le titre « Macha ». Non, cet album propose un
condenser de toutes leurs influences. La base du groupe se posant sur
une espèce de Gothic Metal, mêlant allégrement de
petites influences plus lentes et Doom. Le groupe se dit d’ailleurs
coincé entre un Paradise Lost de la dernière époque
pour l’ambiance feutrée et les rythmiques, Moonspell pour
les passages plus enlevés et le petit côté old Black
Metal, T.O.N. pour la lourdeur et le « romantisme » ainsi
que The cure ou Nick Cave. Et bien franchement c’est vraiment
un peu de tout cela, mais sans vraiment leurs arriver à la cheville
! Musicalement, si les zicos s’en sortent avec les honneurs, le
vocaliste veut trop ressembler à tous les groupes précités
! Un peu justement comme Type O Negative qui a influencé tout
un ramassis de groupes ayant trouvé le filon ouvert par P.Steel
très intéressant pour attirer toutes les pétasses
du globe (Him, 69 Eyes, etc….) !! Bref, un album possédant
différentes couleurs et ambiances qui pourrait être bon
si cela n’avait pas déjà existé, sans compter
un vocaliste pourtant assez bien en voix pour ce style, mais d’un
ennui à mourir… à coup de Petits Suisses ! Totaldeath
(07/08)

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SARATAN : "The
Cult Of Vermin" (My Kingdom Music) www.mykingdommusic.net
Saratan,
jeune formation polonaise de 5 ans d’existence crache son 1er
album qui date d’octobre 2007 dans une veine Thrash Metal assez
old school sur le fond et la forme. En effet, l’influence indéniable
de ces 11 titres tire sa source vers les légendes de la Bay Area
que sont Exodus et les 1ers Testament, pour ne citer qu’eux !
Tel le titre « Cancer of the earth », Saratan n’hésite
pas à y incorporer à l’instar d’un Nile, de
petites influences et mélodies venant de l’Extrême
Orient ! Saratan arrive plutôt bien, à nous attirer dans
leur univers musical car c’est fort bien joué et l’on
sent que les musiciens sont vraiment dans un trip old school, que se
soit sur les photos promo en noir et blanc ou les options cuir et basket.
Mais le problème principal, si je devais en trouver un, serait
non pas la production qui va de paire avec le style, mais plutôt
la ressemblance des titres par rapport à la cadence générale
du cd, une sorte de pilotage automatique ! Pas vraiment de changement
de rythme, certains riffs se ressemblant étrangement et la voix
ne variant que de très peu !! Bizarrement , un titre comme «
Serve the death » sort du lot en nous proposant tout le contraire
de ce que je viens d’écrire mais ce n’est pas assez
pour rendre l’album palpitant au point de le faire tourner plusieurs
fois dans mon lecteur cd…. dommage car le cœur y est ! Totaldeath
(07/08)

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TANEN : "Fragments"
(Trendkill Recordings) www.myspace.com/trendkillrecordings
Voici
Tanen qui nous présente un album de Hardcore new school très
soigné. Ce "fragments" de 11 titres est une réussite
pour tout amateur de Hardcore / Metal à la sauce moderne, c'est
à dire que les fans de Madball ne seront peut être pas
comblés par cet album, mais que les amateurs de Botch, Comity,
Aside From A Day, eux, seront conquis ! Je dois avouer ne pas entrer
dans cette seconde catégorie, mais force est de reconnaitre et
d'apprécier le travail fourni dans l'élaboration de ce
skeud. La musique, plutôt torturée, fait la part belle
aux ambiances, parfois sombres, parfois mélancoliques, ou encore
hargneuses... Les musiciens, au nombre de cinq (deux guitaristes, un
bassiste, un chanteur et un batteur), sont plus que compétents.
Bien servi par une production avantageuse ("fragments" est
masterisé par Pelle Henricsson et Magnus Lindberg -Refused, Entombed,
Meshuggah-), l'album l'est aussi par son superbe artwork, qui colle
à merveille à la musique, très sobre mais évacateur,
réalisé par Derk Hess -Converge, In flames, Sepultura-.
Même si je n'ai pas accroché à ce skeud, (plus que
la musique en elle même c'est la voix criée qui n'est décidément
pas ma tasse de thé, et la voix claire m'horripile), Tanen propose
là un produit de qualité, avec des compos bien construites
qui séduiront les fans du genre. Trash
(04/08)

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UNHEALTHY DREAMS : "Doloris
Corpus" (auto-prod) http://membres.lycos.fr/unhealthydreams
Unhealthy Dreams devient UD et leur black atmosphérique assez
dark se transforme en électro black expérimental. Pas
courant n’est-ce pas ? Voilà en gros comment j’ai
perçu cet EP de 5 titre, "Doloris Corpus" : beaucoup
d’électro, du black, un peu de goth et un pincée
de sympho notamment dans le titre 2, "Le Sacrilège Intime".
Lorsque le fond se fait électro, le son est très brouillon
et il est difficile de distinguer ce que les guitares jouent vraiment.
Un peu comme si l’on se retrouvait dans une salle de concert où
le son est tellement mauvais qu’on ne distinguerait même
plus quel titre joue notre groupe préféré. Par
contre, quand cela se tait, le son est beaucoup plus net et plus audible.
On découvre une basse intéressante qui ne suit pas les
guitares, un batteur fait de chair et d’os et des riffs de guitares
au style... bien black ! C’est malheureusement tout ce que je
peux dire sur ce style des plus particuliers, qui ne me plaît
guère. Enfin chacun ses goûts, ses couleurs, vous savez
à quoi vous attendre, si vous aimez ce style, cela ne peut que
vous plaire. Makkura
(04/08)

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UNCOLORED WISHES : "World
under control" (Manitou Music) www.thundering-records.com
UNCOLORED
WISHES n’est pas qu’un groupe de metal hybride, c’est
un groupe hybride tout court ! Je m’explique. Le côté
metal est certes ce qui prédomine mais les musiciens s’inspirent
également de jazz, de trip hop, de rock expérimental,
ou encore de flamenco. Côté metal, on n’est pas en
reste non plus avec des influences surtout heavy (mais attention, dans
le premier sens du terme c’est-à-dire plus proche du Hard
Rock) mais aussi néo, dark, symphonique... Et non seulement,
ils mélangent, mais ils parviennent à obtenir un tout
très homogène ou rien ne semble incongru. Sur l’aspect
général, chaque musicien maîtrise ce qu’il
fait. Le chanteur, sans aller jusqu’au growl, sait utiliser sa
voix de différentes manières : voix claire, plaintive,
poussive à la façon heavy metal ou chuchotée. Et
contrairement à ce que certains pensent, son timbre de voix ne
me dérange pas du tout et colle tout à fait bien à
l’ambiance et le style du CD. Le guitariste sait enrichir ses
parties avec des solos toujours maîtrisées et avec beaucoup
de feeling. Quant à la basse, elle est utilisée de façon
très intéressante comme dans le titre n°7 "Town
Under Control" et le claviériste alterne à bon escient
le son de piano pure et ceux typiques des claviers. Je vais arrêter
là, l’aspect général de l’album et
me pencher un peu sur les deux titres qui m’ont le plus marqués.
D’abord le 4ème titre "Galleons of the Messiah".
Elle commence par un thème purement flamenco puis enchaîne
sur un riff dans le style néo métal avec une guitare lourde
et une voix plus parlé que chanté. Dans l’extrême,
on pourrait même y voir un côté rap dans le jeu de
réponse des paroles. Puis le flamenco revient à la guitare
et la voix devient claire pour le refrain. On trouve ensuite un pur
riff métal avec des guitares très incisives, une batterie
prédominante et une voix largement plus poussive. Et revient
le côté flamenco et ainsi de suite... Qui aurait pensé
faire ça et surtout qui aurait réussi ? Parce que le tout
est vraiment excellent. Le titre suivant est le n°5 "Uncolored
Nightmare". Cela commence avec un thème au piano et une
voix murmurée puis s’ajoute des violons et un chant genre
Pink Floyd avec une voix plaintive bien glauque, le tout sur fond rythmique
trip hop à la Portishead. Le refrain change avec le retour en
avant plan de la guitare, une basse toujours très intéressante
et une voix claire. Et encore une fois, c’est fort bien réussi.
Pour moi, le seul petit bémol reste la première parti
du 9ème titre avec un clavier et un son qui se trouvent être
à l’opposé de l’ambiance glauque dégagée
par les violons et la voix. Quant au récit féminin, je
lui trouve bien des clichés. Mais passons, c’est bien peu
de chose par rapport à la qualité générale
de ce premier album des lyonnais. Makkura
(04/08)

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TAO MENIZOO : "So
blind" (auto-prod) www.myspace.com/taomenizoo
Avec
un patronyme aussi bizarre que collant bien à leur style, tout
comme la pochette de l’album d’ailleurs qui, je pense, fait
référence au braille, les français du Val d’Oise
Tao Menizoo sortent leur 2ème album, 5 ans après leur
1er méfait. Si cette œuvre musicale n’est pour l’instant
que disponible en version mp3 sur leur site, les Tao ne baissent pas
les bras en attendant qu’un label daigne s’intéresser
au groupe et continue leur petit bonhomme de chemin depuis 1997 en puisant
l’inspiration dans une palette musicale assez variée, allant
du Thrash (essentiellement) au Death et influences Industrielles Metal…
voire Prog’. De ce côté-là, il faut y voir
une réelle envie de se démarquer des autres, pas forcément
en innovant mais en y faisant mijoter tous les horizons musicaux possibles
et imaginables. Une très bonne interprétation sur les
13 titres nous fait passer de gros riffs plombés Thrash à
des ambiances qu’un Voivod aurait pu créer. Ambiances et
réflexions sur chaque trame des titres nous font penser que rien
n’est là par hasard ! Pour finir, une production tout à
fait honorable et s’accordant parfaitement avec le style musical
du groupe. Un groupe à découvrir (comme pour moi !), pour
la diversité et le professionnalisme des protagonistes qui déteignent
du reste de la meute ! Je vous invite à jeter un coup d’oreilles
sur cette galette qui fait du bien où ça passe, en faisant
un petit tour sur leur Myspace. Totaldeath
(03/08)

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SURGERY : "Brain
consumption" (auto-prod) www.myspace.com/brutalsurgery
Nouveau
venu sur la scène Metal française, enfin tout est relatif
puisque le groupe date quand même de 2003, les gars de Surgery
(Rambouillet) sortent enfin un premier effort avec cet E.P. 3 titres
au doux nom de « Brain Consumption ». Evidemment, faire
une chronique sur 3 petits titres relève du grand exercice mais
on va faire avec. Disons le directement, Surgery ne mâche pas
ses mots, ou plutôt ses instruments puisque on peut parler ici
de « maltraitance à instruments en danger » !! Si
sur cette rondelle, il ne faut pas chercher une pointe de romantisme
(donc à ne pas offrir à Madame pour la St Valentin), on
en prend quand même pour son grade au niveau des oreilles et du
cœur pour certains, grâce à une tenue instrumentale
sans faille où les guitares sont acérées au niveau
des riffs et des petites touches techniques apparaissent ici et là
comme pour prévenir que se sont des brutos mais avec une conscience
de la musique bien faite et bien exécutée. Le vocaliste
n’est pas à la traîne puisque d’une voix profonde
est très influencé par le Death Metal U.S., donc apparition
de gruik gruik pour arrondir des phrasés, il maintien la pression
et la lourdeur déjà entretenue par la musique. A signaler
le passage dans le groupe de Gordon derrière les fûts (Repudiate
et Deep In Hate) qui s’en est allé dans le Sud et donc
Surgery recherche activement un nouveau batteur pour relever la sauce,
avis aux amateurs !! Bref, vous l’aurez compris, ce petit cd 3
titres n’est pas forcement d’une originalité débordante
ou bien ramenant du neuf, mais exécuté de main de maître
par des musiciens qui connaissent sur le bout des doigts ce que veut
dire Brutal Death Metal !! Totaldeath
(03/08)

•
SLAVE ZERO : "The
pain remits" (Double Standard Productions/Black Productions)
www.myspace.com/slavezerometal
Je crois
affirmer sans me tromper que c’est une première pour Bestial
Experience, recevoir un skeud promo d’Irlande, du jamais vu ou
plutôt entendu encore jusque maintenant, et cela fait d’autant
plus plaisir quand il s’agit d’un groupe pratiquant de la
bonne zique et qui à la lecture de leur bio à déjà
eu l'occase de partager la scène avec des combos fort sympathiques
tels que : Exodus, Skinless, Visceral Bleeding, Sanatorium, Abaddon
Incarnate, etc... SLAVE ZERO nous propose là un mini CD composé
de 5 titres dans un esprit Death/Thrash/Core assez torturé. En
surfant sur le site du groupe, fort bien utile pour ma petite personne
puisque je ne les connaissais pas jusqu’aujourd’hui, je
constate que SLAVE ZERO n’en est pas à son premier essai,
fort de deux galettes, le groupe revient de plus belle avec ce «
The pain remits » à la production sans faille qui donne
un rendu très massif à l’ensemble. Les vocaux typés
Hardcore/Thrash avec quelques pointes de grognements accompagnent parfaitement
l'esprit death métal quelque peu orienté old-school par
son côté lourd et puissant. Le mini CD s'avère donc
très agréable à l'audition et il faut bien avouer
que ce 5 titres s'avalent très facilement, j'ajouterai qu'aux
fils des écoutes, même les solis (et pourtant j'en suis
pas fan, loin de là) ont eu raison de moi en me convainquant
de leurs présence, comme quoi... Une musique rudement bien menée
pour un groupe qui je leur souhaite trouvera une petite place au sein
de notre milieu Underground. Laurent
(03/08)

•
VULVULATOR : "Obscenario"
(Show Me Your Tits / Rotten Roll Rex) www.rottenroll.de
/ http://smytrec.extra.hu
Venu
tout droit d’Ukraine , Vulvulator est un groupe qui ne traîne
pas en route car seulement 2 semaines après sa formation en août
2006 il donnait son premier concert et même pas un an plus tard
il sortait cet Obscenario !! On pourrait craindre le pire et avoir droit
à un produit bâclé et sans aucun intérêt
d’un énième groupe de gore/grind et bien détrompez-vous
!! Bien sûr l’essentiel tourne autour de sexe pas du meilleur
goût et on est loin des poèmes de Jean de la Fontaine mais
c’est une bonne surprise que voilà avec de bon riffs, du
blast, des bons cris porcins le tout bénéficiant d’un
son correct même si celui de la batterie est surprenant au début
à tel point que l’on se demande si il ne s’agit pas
d’une boîte à rythmes. 18 titres composent ce skeud
pour une durée d’environ 27 minutes. L’ensemble est
varié avec des passages rapides, d’autres plus lourds,
des mosh parts et on sent également une grosse influence death.
On est loin de ces groupes qui font un album avec 3 malheureux riffs
des plus banals, eux, ils en possèdent un bon paquet et savent
bien les distiller. Personnellement, j’accroche et cette petite
demie heure passe vraiment bien. Seul petit hic : des intros parfois
un peu trop longues qui cassent le rythme de l’ensemble. A noter
également au menu, une reprise de Gut pas dégueu du tout.
Hopkins
(03/08)

•
SERGE : "Defy
the clan" (auto-prod) www.myspace.com/serge1700
Avec un tel
nom, difficile d’oublier ce groupe helvétique qui a sorti
son premier album en 2007 baptisé « Defy the clan »,
mais qu’ont-ils donc à nous proposer musicalement parlant
ces 5 gaillards ? Ben du bon HC bien burné et bénéficiant
d’un très bon son surtout pour une autoprod. L’album
est présenté dans un digipack très bien fait et
soigné, il y a du boulot derrière, ça se sent.
Encore la preuve que l’on peut proposer un produit de qualité
sans bénéficier du support d’un label. Revenons
à la musique puisque c’est principalement ce qui nous intéresse.
Il s’agit donc d’un HC bien joué qui va droit au
but. Nous pouvons déceler quelques riffs limites slayeresques
et parfois quelques sonorités rappelant un peu Napalm death dans
son côté expérimental. Le chant fidèle au
style est puissant et hurlé, les instruments tiennent bien leur
place. Beaucoup de passages entraînants et de rythmes syncopés,
ceux ci un peu trop nombreux à mon goût ce qui rend l’ensemble
un peu trop saccadé. Mais ne boudons pas notre plaisir, il s’agit
ici d’un bon album que nous présentent les Suisses. Sans
être aussi originale que le nom du groupe leur musique nous permet
de passer un très bon moment. Bonne continuation à eux.
Hopkins
(03/08)

•
THANATOR : "Thanator"
(auto-prod) www.myspace.com/thanator
Originaire de la région lyonnaise, Thanator est une formation
de death qui nous propose sa première démo composée
de 5 titres (plus 1 intro) d’un death technique de bonne facture.
A la première écoute, la voix du chanteur peut surprendre
car elle se différencie des growl habituels mais après
plusieurs écoutes, on s’y fait et je dois dire qu’elle
colle bien à leur musique. Les morceaux sont techniques, rentre
dedans avec un petit côté old school pas déplaisant
du tout. Excellents musiciens ils ont su incorporer des solos inspirés
qui apportent un soupçon de mélodie à l’ensemble.
Leur musique est variée mais on ne se perd pas avec trop de technique,
ils savent aller à l’essentiel et frapper là où
il faut. Tous les ingrédients qui font un bon death sont donc
réunis ici. Seul petit reproche un son qui aurait mérité
un peu plus de clarté, ce qui aurait conféré à
cette démo une brutalité accrue et un intérêt
encore plus grand. Thanator n’est pas LA révélation
de l’année mais ils méritent que l’on jette
une oreille attentive à cette démo et que l’on garde
un œil sur eux. Hopkins
(12/07)

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STYLE TRIP : "Gargoyles
in nightmare" (Rupture Music) www.rupture-music.com
Venu
du sud est de l’hexagone, Style trip nous propose son premier
album intitulé Gargoyle in Nightmare en nous balançant
13 titres de heavy metal pour un peu moins d’une heure de musique.
Son nickel, titres carrés dans la plus pure tradition heavy,
envolées lyriques fabuleuses ou insupportables selon que l’on
aime ou non ce style, il y a même une power ballade (Promises)
qui fera verser la larmichette aux plus sensibles d’entres vous.
Par moment ça fait un peu penser à du Helloween voir à
du Maiden. Des touches de clavier agrémentent leur musique pour
des passages plus atmosphériques (le titre Gargoyles in nightmare).
C’est bien fait, bien interprété, il n’y a
rien à dire, et les musiciens sont des gars de talent mais il
manque un soupçon d’originalité et de folie, un
petit truc qui nous fasse un peu plus triper ou sortir du lot leur musique.
Un premier album encourageant tout de même. Hopkins
(12/07)

•
SAW : "The
sought place" (auto-prod) www.myspace.com/sawfr
Saw est un jeune groupe français venu de Vendée qui ne
perd pas son temps : créé en 2005, ils sortent leur première
démo The sought place en 2007 et prévoient de sortir leur
premier album intitulé Paranoia début 2008. Intéressons-nous
de plus prêt à leur démo. Composée de 4 titres
d’un métal moderne teinté de death et de hardcore
pour les vocaux, cette démo est d’assez bonne facture.
Le son est relativement bon et tous les instruments tiennent bien leur
place, les guitares sont puissantes et bien claires dans les parties
calmes, la batterie claque comme il faut et la basse est bien présente.
Le chant, lui, est la plupart du temps hurlé et manque un peu
de variété pourtant par moment on retrouve quelques guttures
bienvenues rendant leur musique plus captivante et plus puissante. On
trouve de temps en temps des plans thrashy et death mélodique.
L’ensemble est varié, lourd, technique et sonne résolument
moderne. Une musique pour les « djeunes » comme diraient
les vieux ! J’avoue que c’est pas trop mal fait, juste un
peu trop alambiqué par moment, à tel point que l’on
perd parfois le fil pourtant il savent aller droit au but sans s’encombrer
de plans bizarres et de trop de technique comme en atteste le titre
« Say your sentences ». En somme un début prometteur.
Hopkins
(12/07)

•
VAGINAL CHICKEN : "H5N1"
(auto-prod) www.myspace.com/vaginalchicken
Attention
personnes coincées du cul et autres bcbg, fuyez car voici venu
de notre hexagone, les Vaginal chicken et leur H5N1!! Ils nous présentent
un ep 8 titres bourrés d’humour bien gras (dont 3 live).
A l’écoute des morceaux, il s’abat sur nous un bon
gros death teinté de hard core. C’est puissant et les gaillards
maîtrisent bien leur instrument. On est bien loin des gamins jouant
2 accords et demi au fin fond de leur garage. Le son est bien lourd,
la batterie présente comme il faut et les voix grasses à
souhait. Ca blast à fond et ça fait du bien par où
ça passe. C’est sûr ils ne font pas dans la finesse
(intros et humour) mais on s’en fout et on passe un bon moment.
Ce qui est étonnant c’est que le groupe s’est formé
en 2005 et qu’en 2 ans ils ont parcouru un bon bout de chemin
à voir les groupes avec lesquels ils ont joués (Squash
Bowels, Dead infection, Inhumate ou encore Extreme Noise Terror). Les
titres live, eux, donnent un aperçu sonore de ce que doivent
être leurs performances, le son est correct mais ces titres ne
sont pas indispensables à ce skeud. Donc un conseil, jetez une
oreille à ce H.5.N.1 !!! Hopkins
(10/07)

•
UNTAPPED FURY : "Heavy
meta in my brain" (auto-prod) www.myspace.com/untappedfury
Alors
si vous aimez les groupes de petite djeun’s qui jouent du Rock
teinté Metal, comme on peut en voir des fois dans des films destinés
aux ados, genre American Pie et autres conneries du style, vous allez
être gâtés! Ce groupe, très jeune en âges,
que se soit la formation qui n’a que 3 ans d’existence et
qui a déjà joué dans des club ‘ricain comme
le Troubadour ou le Whiskey A Go Go, où les musiciens qui ont
entres 17 et 20 ans, proposent une mixture de riffs Rock avec incursion
de sons Heavy stylé années 80. Si le chanteur ne parait
pas son âge au son de sa voix très mûre, le reste
n’est franchement pas folichon. Entre des titres que seule la
jeunesse américaine doit apprécier dans les soirées
universitaires gavée à la tequila / citron entres 2 pétasses
siliconées de 17 ans qui s’échangent leurs adresses
de gynéco, comme Guns Beer & Pussy ou Heavy Metal In My Brain
… Bon, vous me direz que le nom des titres va bien avec l’âge
des musicos, et je suis d’accord mais franchement y’a pas
besoin d’aller jusqu’à Los Angeles pour avoir la
même chose, ou mieux ! La seule chose que je pourrais mettre en
avant par rapport à ce groupe, est l’âge des musiciens
qui se débrouillent très bien avec leurs instruments,
et peut-être mieux que certains artistes « adultes »,
mais à part cela ?!..... Totaldeath
(10/07)

•
TU CARNE : "Culto
a la muerte" (Bizarre Leprous Production) www.bizarreleprous.cz
Les espagnols
de Tu Carne nous offrent ici 15 titres pas déplaisant du tout.
Leur musique est assez singulière puisque qu'on y retrouve des
influences fort diverses avec un très gros coté Napalm
Death, mais aussi des passage typés Death metal, et des parties
très lourdes, presque atmosphériques, le tout agrémenté
d'une voix pitchée pour une touche gore. Et c'est peut-être
là le problème, car si ces messieurs définissent
leur musique comme du « Gore Grind Core », le terme Gore
est à mon avis un peu surfait, car revendiqué uniquement
par le chant, et cette voix n'est pas vraiment en adéquation
avec le reste. Un timbre naturel aurait été selon moi
préférable, mais c'est aussi ce qui fait l'originalité
de ces compos. Bref pas des quoi crier au scandale, et pour tout dire,
ces petits défauts sont compensés par une prod nickel,
avec un son dynamique. Un coté old school se dégage de
cet album, qui se révèle être plutôt pêchu.
Pas grand-chose à dire de plus, à vos platines, ce sera
le meilleur moyen de vous faire une opinion de ce « Culto a la
Muerte ». Trash
(10/07)

•
TOXIC SHOCK SYNDROM : "The
best way to destroy cunt's" (auto-prod) www.myspace.com/toxicshocksyndrom
The
Best Way to Destroy Cunts consitue la première démo d'un
groupe de grindcore allemand (Augsburg, Bavaria) né en 2005.
Et pour un premier essai, il est fort bien réussi ! En effet,
à raison de seulement 10 minutes pour 5 titres, on peut bien
imaginer que TOXIC SHOCK SYNDROM va droit à l'essentiel ; pas
de fioritures, pas de solo, pas de mélodies. Dans les détails,
on retrouve deux chanteurs aux voix opposées (growl, criarde)
et des riffs de guitares rentre dedans. D’autre part, au vu du
nom de cette démo et sachant que la cover est un dessin dans
le style manga d’une nana à poil, je vous laisse deviner
le thème de prédilection. Pour les amateurs de grindcore
! Makkura
(10/07)

•
SOUTHERN CROSS : "Rise
above" (Thundering Records) www.thundering-records.com
Ah
Thundering!!! Incroyable ce qu’ils sortent comme groupes en quelques
mois. Voici venir le tour des Canadiens de SOUTHERN CROSS de sortir
leur 1er album dans une pure lignée Heavy / Thrash assez portée
années 80. Commençons par la très belle pochette
de ce « rise above » qui apparemment serait l’œuvre
de Didier Tarquin (Lanfeust pour les bédéphiles) mais
dont j’avoue ne pas en être sûr. Passé cela,
on a droit à 10 titres assez variés, passant de 2.31 minutes
à 10 minutes pour le morceau » rise above » avec
une multitude de plans guitares tantôt thrash, tantôt heavy
/ Speed Metal mais toujours avec une bonne dose de doubles pédales.
Bref, de la cavalcade en veux tu en voilà… Du bon boulot
jusqu’à présent mais il faut bien avouer que les
influences de la scène Heavy Metal actuelle les ont grandement
influencées (on pense entre autres à Symphony X), et dont
la voix de David Lizotte rappelle à certains moments EVERGREY
! Une juste dose par contre pour le synthé qui se pose là
où il faut sans plus… De plus, les Finnvox Studio ont de
nouveau fait un très bon boulot, on en attendait pas moins. J’avoue
ne pas connaître cette scène à 100% et donc ne pourrais
pas vraiment vous dire si ce 1er album de SOUTHERN CROSS va apporter
quelque chose de nouveau à l’édifice Heavy Metal
! Parti de ce principe là, il faut reconnaître le travail
fait pour cet album qui est avant tout destiné aux puristes du
style. Totaldeath
(10/07)

•
SELF DEFENSE : "Self
defense" (auto-prod) www.myspace.com/selfdefensegroup
Aller,
hop!....et un p’tit groupe de Metal Hardcore teinté rap.
SELF-DEFENSE dont j’avoue ne pas avoir eu beaucoup d’infos
sur eux via leur myspace, existe depuis peu (2004) et cette galette
est en fait leur 1ère réalisation dont suivra un album
à la rentrée 2007, produit par S.Buriez ! Voilà,
la petite pub étant faite, passons à ces 4 titres ! 4
titres donc pour un peu plus de 12 minutes d’un mixe musical oscillant
entre rap-métal et métalcore (voire harcore). A partir
de ceci, ce faire une opinion sur 12 petites minutes est très
difficile à faire, surtout que ce groupe tape dans un registre
déjà très bouché, surtout en France. On
peut dire que des bonnes idées il y en a, surtout au niveau des
placements de vocaux et effet par-ci par-là. Pour la partie musicale,
ça se tient parfaitement, de la guitare à la batterie
qui place quelques petites accélérations. La prod de ce
cd tient la route pour une 1ère démo…voilà
! Maintenant, est-ce bien raisonnable de sortir un vrai album 1 an seulement
après cette démo et d’investir autant d’argent
alors que l’on n’est pas plus connu que cela ? C’est
un choix mais attention encore une fois, vous êtes loin d’être
les seuls sur la ligne de départ messieurs !! Totaldeath
(10/07)

•
VALKYRIAN : "Valkyrian"
(auto-prod) www.myspace.com/valkyrian
Décidément encore un groupe rital pour moi ce mois-ci.
Cette fois-ci il s'agit de VALKYRIAN un groupe de thrash/death comme
il en existe beaucoup. La première chose à m'avoir gêné,
est le son des guitares qui m'a fait pensé au bruit d'un mouche
en rut. Si on fait abstraction de cela, la musique des italiens se révèle
assez sympa. La présence de mélodie rend l'ensemble plus
digeste car les gros riffs et la voix bien hargneuse sont de sortie.
Je dirais même que les mélodies sont le point fort de ce
groupe car elles sont d'une qualité indéniable. La voix
elle aussi m'a un peu dérangé car elle est ancrée
dans un registre black. Pas que je n'aime pas les voix black mais celle-ci
est plutôt banale. M'enfin. En conclusion je dirai que cette première
démo est plutôt sympa car même si l'aspect amateur
se fait parfois ressentir, il y a de véritables bonnes idées.
Yann
(06/07)

•
THE SEVEN GATES : "Gehenna's
swords" (auto-prod) www.thesevengates.com
Bon
alors là, j’ai pas le choix que de faire une comparaison
à l’écoute de ce mcd :Morbid Angel !! Bien sûr,
ce serait un peu réducteur que de s’arrêter à
cela mais dès le 1er riff, j’ai mes esgourdes qui n’ont
fait qu’un tour tant l’influence est ici frappante…
The Seven Gates est mené de mains de maître depuis 2004
par Vincent qui n’est pas un inconnu dans l’UG : WINDS OF
SIRIUS, AMAYMON, pour ne citer que ceux là. Il s’est cette
fois-ci lâché à 100% dans un brûlot death
métal de plus belle facture ! Vincent, qui s’est entouré
de musiciens plutôt talentueux dans ce domaine (dont Michel, ancien
coéquipier dans WINGS OF SIRIUS) nous sert là et sur un
plateau d’argent, ce 4 titres à forte odeur de souffre
dont seul le death métal peut se targuer de nous procurer de
telles sensations dans l’échine des les premières
notes ! Ce cd donc, malgré une durée assez réduite
est très bien fait : titres pas trop longs, ambiance malsaine,
très bonnes interprétations et bel artwork. Du progrès
par rapport au 1er mcd « all is in all » ! Alors évidemment,
ce ne sera pas la nouvelle révélation française,
le petit maillon qui manque pour pouvoir dire tout haut : « eh
bien Madame, Monsieur ! Vous n’avez jamais entendu cela auparavant,
et c’est français !! » Non, et je ne crois pas que
The Seven Gates s’attende à cela non plus, c’est
tout simplement un cd à avoir dans sa métalthèque
pour tout amateur de bonne musique, pour toute amateur de death métal
qui se respecte et qui veux soutenir un groupe au potentiel énorme
qui pourrait encore nous étonner quand un vrai lp sortira ! En
attendant : TOTAL FUCKING DEATH METAL !! Totaldeath
(06/07)

•
TYRANNIC ETHICAL RECONSTRUCTION :
"Sin life death" (auto-prod)
www.t-e-r.com
En voilà une belle surprise que cette deuxième démo
de TER. En effet dès les premières secondes du premier
morceau, « the holy sin » ça groove, ça hurle.
bref que du bonheur. Le death des italiens est d'une efficacité
redoutable. J'ai parfois l'impression d'entendre un bon petit CRYPTOPSY
ou encore les ricains de CANNIBAL CORPSE. Techniquement parlant, les
zicos sont au point. Ecoutez-moi ce solo de gratte sur « freedom
to decide » !!! Avec un son excellent, on ne peut que prendre
son pied. Au final les 15 minutes de cette galette sont un pur régal
pour les esgourdes. Malheureusement si on croit le site, TER a décidé
de mettre fin à ses activités, soit disant à cause
des éternelles divergences musicales. Dommage. Yann
(06/07)

•
SUNCOLD : "Demo
2004" (auto-prod) www.myspace.com/suncold
SUNCOLD est un groupe italien pratiquant un death/thrash à la
scandinave. Autrement dit, si vous aimez AT THE GATES, DARK TRANQUILLITY
et cie vous aimerez sûrement SUNCOLD. Rien de bien original à
noter mais le groupe à au moins le mérite de maîtriser
son sujet. Côté son on retrouve des guitares incisives
et précises, une voix death assez sympa et une section rythmique
carrée et puissante. L'ensemble sonne de fort belle manière
pour une première autoprod. Si j'en crois leur myspace, les gaziers
sont en pleine composition de leur prochaine offrande. Personnellement
j'ai hâte d'entendre ça. Yann
(06/07)

•
SINGLE POINT OF FAILURE : "Nouveau
concept" (Failure Music) www.failuremusic.com
Alors
là je ne sais par ou commencer. Je ne vois pas tellement l'intérêt
de faire chroniquer ce disque Bestial exp. En effet, SINGLE POINT OF
FAILURE évolue dans un registre indus/électronique avec
une voix death et quelques guitares saturées. Tout au long des
vingt minutes de cette galette on se retrouve dans un univers étrange
voire flippant. Pas que la musique soit nulle mais je pense qu'il faut
être un minimum barré pour pouvoir l'apprécier.
Le mieux à faire pour voir de quoi je parle c'est d'aller sur
leur site et de télécharger les morceaux, car je ne me
sens pas capable de juger un tel cd. Yann
(06/07)

•
SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION :
"Inventory of fixtures" (Bizarre Leprous
Production) www.bizarreleprous.cz
Enfin! Enfin
le retour tant espérer des parisiens de SCD !!! Depuis 2003 (hormis
un split avec Cripple bastards en 2006) on attendait un nouvel album.
Signés sur le label tchèque Bizarre Leprous production,
les gaillards nous reviennent en grande forme. Ne connaissant pas leurs
précédentes galettes, je ne peux effectuer de comparaisons
avec leurs anciennes compos, qu'importe cet album suffit à mon
bonheur et devrait ravir les plus bourrins d'entres vous ainsi que ceux
qui apprécient une musique inspirée et extrême.
14 titres composent cet album présenté dans un digipack
très soigné. Les passages groovy et mid tempo (le terme
est relatif tout de même) alternent avec des blast furieux, le
chant de Seb est bien profond (quelle voix !!!) et les backing vocals
font de cet album un incontournable pour tous bons amateurs de grind
qui se respectent. Le son est clair, puissant, on sent qu'il y a du
boulot et que le groupe a voulu nous présenté quelque
chose de pro, en tous cas c'est réussit. Ici point de place pour
les poètes, ça bourrine et c'est terriblement efficace
et bon. Du bon grind comme il faut et comme j'aime. Reste plus maintenant
qu'à les voir sur scène et à me ramasser un mur
en pleine tronche. Certainement un des meilleurs albums de cet année
2007. Hopkins
(06/07)

•
VISCERAL DISSECTION : "Deserved
to rot" (Between Death'n'Life) www.visceraldissection.com
Déjà
plus de 10 ans d’existence pour Visceral Dissection, groupe de
death originaire de l’Aube. Après plusieurs soucis de line-up,
la sortie de diverses prods, voici la dernière en date intitulée
Deserved To Rot. Celle-ci contient 5 morceaux studio et 3 enregistrés
live « devant la cathédrale de Troyes » pour une
durée totale avoisinant les 27 minutes de death old school. En
fait, tout se refère au death old school de la prod trop sourde,
aux riffs en passant par le chant. On sent nettement les influences
de groupes comme Carcass ou Cannibal Corpse. Outre ce manque d’originalité,
les morceaux sont quant à eux bien exécutés et
les gaillards semblent assurer en live. Ceux voulant les découvrir
ou désirant se faire une idée de Deserved To Rot peuvent
écouter 2 morceaux sur le myspace du groupe. Guyom
(04/07)

•
TORE TO PIECES : "Kidnapping,
rape and torture" (R.O.N.F. Records) www.ronfrecords.com
Mon
dieu mon dieu... Que dire ?! Tore To Pieces est l'œuvre d'un espagnol
qui à officié dans pas mal de groupe dont entre autre
Phoeticide, Cimmeria, Psionist etc... Il s'agit donc d'un projet solo
et le bonhomme a tout réalisé seul : Voix, Guitares, Basse,
Programmation Batterie, textes, artwork... Pour rentrer dans le vif
du sujet, Tore To Pieces fait du Porn Grind Gore, tout est fait ici
pour plonger l'auditeur dans une ambiance perverse et dépravée
: la pochette avec des photo montages (découpages ?!) de donzelles
pas franchement ravies d'être attachées à poils
avec des baillons sur la bouche, des samplers de film pornos en veux
tu en voilà... Bref, tout un univers que n'aurait pas renié
Cock And Ball Torture, Lividity, Waco Jesus et Cie. Seulement voilà
: ici y'a que la gueule si vous me pardonnez l'expression ! C'est mou,
c'est chiant, c'est toujours pareil, ça saoul plus qu'une bouteille
de Jack à 8 heures du mat' !! Le son tout d'abord : même
si on s'attend pas à la meilleure prod' du monde, faut un minimum
! La programmation batterie est détestable, un son tic tic sans
aucune puissance, les guitares manquent aussi de coffre, c'est ultra
saturé et du coup ça perd tout impact ! La voix est peut-être
ce qu'il y à de mieux, pitchée à mort, mais c'est
bien dans le style, quant au reste... D'autant que les morceaux sont
sans cesse entrecoupés de samples de dames qui crient (de plaisir
et/ou de douleur), ce qui à pour effet de faire décrocher
un peu plus l'auditeur de cette musique poussive à souhait...
Pas mon truc du tout décidément ! Désolé
ami espagnol, mais si je puis me permettre, l'artwork (bien qu'accrocheur)
ne fait pas tout. La zic ça s'écoute, ça se regarde
pas !! Trash
(04/07)

•
TEARS IN VEIN : "Archaic
modern pathology" (auto-prod) www.tearsinvain.com
Raaaaaah,
je me disais bien !! A chaque envoie de CD, il y a toujours un groupe
que j’aime particulièrement et qui constitue pour moi une
bien bonne claque dans ma tronche de dégénérée.
Et c’est encore valable pour cette fois ci ! TEARS IN VAIN ! Que
dire si ce n’est waouh ! J’apprécie, j’aime,
j’adore et j’attends avec impatience un album digne de ce
nom avec boîtier, et tout ce qui va avec. Je trouve franchement
tellement bien que les mots ne sortent pas alors malheureusement, je
ne pourrais vous en dire plus ! Vraiment navrée. Naaaan j’déconne
voyons. TEARS IN VAIN est un groupe bien d’chez nous (Essonne)
aux influences death/thrash mélo. On y retrouve toute la pêche
nécessaire à ce style musical, une énergie énorme
mais cependant toute en finesse : de la puissance subtile ! La voix
death profonde alternée avec une voix criarde plutôt Hard
Core, des riffs marquants qui restent en tête, des soli justes,
bien pensés et bien en place, une basse bien présente
et une batterie qui surgonfle tout ça, quoi de mieux ? D’autant
plus que tout se retrouve dans des proportions vraiment idéales.
L’ennui est relégué au placard ! Et même l’aspect
mélodique est prenant et plein de pêche. C’est un
groupe à suivre de près et à soutenir !
Makkura (04/07)

•
THE OATH : "The
end of times" (auto-prod) www.theoath.org
Tout d’abord une petite présentation du groupe. THE OATH
est un groupe lyonnais né en 1999 qui prend ses sources d’inspiration
dans le black, le dark et le heavy principalement. Grâce à
la sortie de deux démos, The Oath et Présages... et ténèbres,
ils sont parvenus à se faire connaître du milieu underground
mais c’est leur premier album "The End of Time" qui
a su attirer l’attention d’acteurs nationaux et internationaux
au point de signer avec Shark Records. Question production, ils sont
la preuve que le manque de moyen n’est pas une excuse quant à
la qualité d’enregistrement. Cette auto-production est
plus que correcte et le son est à la hauteur des espérances
(même s’il n’atteint pas la qualité des plus
grands). Après une intro de moins de 40 secondes, on entre directement
dans le vif du sujet. D’accord, on y trouve des mélodies,
un clavier, quelques intros au violoncelle (Empty Shell et Fading Into
Darkness), et des passages aux consonances goths comme dans le dernier
titre The Oath mais tout ça n’enlève en rien l’énergie
que le tout produit. Ce que j’aime particulièrement et
ce que j’attends dans ce style musical, ce sont des mélodies
qui font triper. Des passages qui, quoi qu’on soit en train de
faire, nous font relever la tête et tendre l’oreille...
"Putain que c’est bon !". Quitte à faire du mélodique,
faut que ce soit tripant, émouvant mais surtout pas niais !!
C’est ce que j’ai retrouvé dans ce groupe. La tête,
je l’ai relevée à plusieurs reprises notamment dans
Empty Shell, For You et The Oath. Alors c’est vrai qu’ils
ont du mal à se détacher de leur groupe de prédilection
tels que DISSECTION ou SATYRICON (entre autres) mais ils ont du potentiel
et lorsqu’on possède ça, le reste n’est qu’une
question de temps. Makkura
(04/07)

•
SODOMY TORTURE : "Ecartelage"
(auto-prod) www.myspace.com/sodomytorture
Groupe
originaire de Toulouse qui nous propose sa démo sortie en septembre
2006 contenant 9 morceaux intitulée « Ecartelage ».
Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas dans de la poésie
mais bien dans un bon gros brutal death ravageur et surtout sans aucune
concession. Nettement influencé par Mortician, « ecartelage
» n’en reste pas moins 17 minutes de pur bonheur avec un
très bon travail de composition. En effet les riffs sont incisifs,
la programmation de la batterie correcte car celle-ci, à mon
sens, aurait pu être nettement meilleure, les guttures sont excellentes
et les morceaux plutôt variés. Ces 9 titres sont donc très
accrocheurs et conviendront à tous les fans de brutal death.
Guyom
(04/07)

•
SMALLPOX AROMA / SATSUGAY : "Split
CD" (Impure Knife Records) www.myspace.com/impurekniferecords
Les
thailandais de Smallpox Aroma n’ont que 1 ans d’existence
mais ça bourrine déjà comme si ils avaient le grindgoret
comme berceuse ! Là aussi comme souvent, il ne faut pas chercher
le son tip-top mais après tout ce n’est pas ce qui est
recherché chez les amateurs de guttural sous effets en tout genre.
A part cela, on a droit à 11 titres de délire grind voire
crust à certains moments mais toujours avec cette obsession du
vocaliste de couiner tel un cochon ou bien de brailler comme un taré
des titres très portés sur le corps humain, la gangrene
et le caca , le tout étant suivi par une basse (quand on arrive
à l’entendre dans ce bordel musical) qui vrombi et une
moissonneuse qui blast sec quand il faut et où il faut…
pour les amateurs de son ultra étouffé et de tourmente
cérébrale… ou de thé thailandais ! Quant
aux gars de Satsugai qui nous viennent de Vesoul, leurs 4 titres me
laissent un peu sur ma faim, j’explique : malgré un son
fait sur un 4 pistes je pense, il en ressort une musique assez intéressante
dont la structure des morceaux mélange des passages mi tempo
assez lourdingue mais qui font immédiatement secouer la crinière
à des blasting party, histoire de casser et broyer la trame principale.
A cela s’ajoute une voix qui varie entre de l’ultra grave
(effet ?) et du « braillage » de dément en voix clair…
de l’ours et du cochon en somme ! En améliorant ce souci
de son et de nombre de pistes, on pourrait tenir là un bon p’tit
groupe avec un style bien à eux de mix grind/death sur fond d’étouffement
telle une tête dans un sac plastique, étouffant quoi !!...
Totaldeath
(04/07)

•
USTHEN : "To
usthenjôkull" (auto-prod) www.usthen.com
USTHEN est
constitué d'un seul bonhomme du nom de Meltear et rien que pour
ça, il a beaucoup de mérite. Il faut arriver à
avoir un minimum de maîtrise dans les compositions, le jeu, l'écriture
des textes, le mastering et j'en passe pour se lancer là-dedans.
Le projet de ce one-man band est de raconter une histoire à travers
la musique et les paroles. Les textes de cet album racontent "les
aventures d'un personnage se joignant à une nation d'êtres
difformes et malsains, gouvernée par un Empereur et une divinité".
Le style musical est sans hésitation le black. Les riffs mélodiques
sont assez accrocheurs et restent facilement en tête. On y décèle
pas mal de changements de tempi et de voix (gémissante, black,
limite chantée) et Meltear joue énormément avec
les effets sonores (comme l'écho par exemple). Par contre on
regrette, malgré ces changements, un tempo général
trop lent (cela manque cruellement de puissance) et des plans relativement
classiques dans le black métal. Et si j'apprécie le premier
(First Vision) et le dernier titre (Crystal Tear of Melancholy), je
ne supporte pas la voix mi-parlée, mi-chantée ainsi que
l'effet utilisé par la gratte (on dirait qu'elle n'a pas été
accordée) du 4ème titre (Crimson Marsh). D'un autre point
de vue, je ne suis pas une grande amatrice de black métal. Peut
être qu'eux y décèleraient plus de bonnes choses
encore. Quoiqu'il en soit, j'admire son courage de se lancer seul, dans
cette aventure. Makkura
(01/07)

•
THALIDOMIDE : "Le
paradis du mal" (auto-prod) www.thalidomide-band.com
Thalidomide
(Original Thrash Death) est né en 1992 et n’en est pas
à sa première production. En effet, le groupe a déjà
sorti 2 démos (1993 & 1995), un 3 titres (2000) et donc cet
album, enregistré en 2002 et sorti en 2003. Suite à de
nombreux changements de line-up, la promo a été retardée
ce qui explique pourquoi je chronique cet album 3 ans plus tard. "Les
paradis du mal" comporte 8 titres pour une durée totale
de plus de 40 minutes. Il faut souligner que le chant est en français.
Une bonne production vient entourer une musique bien travaillée,
des riffs assez variés agrémentés de quelques passages
en guitare acoustique. La voix est cependant trop linéaire à
mon goût. Des extraits de l’album sont disponibles sur le
myspace du groupe. Guyom
(01/07)

•
SPIRITUAL DISSECTION : "The
dark side of mankind" (auto-prod) www.spiritualdissection.com
Jeune
formation créée en 2001 aux alentours d’Amiens pratiquant
le brutal death metal. Le groupe a sorti 2 démos puis en 2004
leur premier album et enregistre en ce moment leur second opus. Ce premier
album est réédité suite à leur signature
avec le label australien Grindhead records. Le son est vraiment bon,
chaque instru à sa place et est bien mis en valeur. Excellents
musiciens, riffs très travaillés, batterie avec des parties
bien diversifiées qui pimentent les morceaux et enfin une voix
plus que variée. On sent bien des influences comme Necrophagist
(pour les solos), Cryptopsy et j’en passe. Tout cela est très
bien mixé, la sauce prend de suite et rend ce skeud très
agréable à écouter. J’attends impatiemment
le prochain album ! Guyom
(01/07)

•
SHYVA : "Innocence
held up to ridicule" (auto-prod) http://perso.orange.fr/shyva
Du Thrash/Death,
c'est vraiment pas ce que j'apprécie le plus comme style... Pour
moi c'est trop mou pour que ça soit violent. Mais j'aurais tord
si je disais qu'on ne trouve pas de bons groupes en la matière
(après tout, y'en a qui aime). Et c'est souvent dans ce genre,
qu'on trouve de bons guitaristes qui arrivent à vous décocher
de ces putains de riffs que même mémé pourrait headbanger
sur son canapé ! Malgré quelques défauts, c'est
pourtant ce que ce jeune groupe originaire de la région havraise,
sait faire... Cette démo qui datent déjà de deux
ans a quelques bons cadeaux dans sa hotte. Notemment sur les riffs,
comme j'en ai parlé précédemment. On aura donc
droit à un super son de gratte et à des riffs vraiment
sympas et très orientés "metal" (ça peut
aller dans le trash, comme dans le death). Mais après, qu'est-ce
qu'on a ? Bah plus grand chose. Le groupe a pourtant la hargne, mais
le problème est qu'il ne le fait pas encore totalement resentir.
La voix n'est pas assez violente à mon goût et la batterie
devrait décocher des putains de blast au lieu de rester en place
seulement sur la rythmique des guitares. Bref, tout ça reste
encore à peaufiner mais c'est déjà un bon début
les gars ! Gorr
(01/07)

•
7th NEMESIS : "Violentia
Imperatrix Mundi" (auto-prod) www.7thnemesis.com
Après
deux ans d'inactivité, 7th NEMESIS revient en force avec ce premier
album intitulé "Violentia Imperatrix Mundi" qui fait
suite à un CD promo sorti en 2002 et à un split avec Punishment
en 2003 (Chronicles of a Sickness). VIM est le premier volet d'une futur
tétralogie dont les thèmes sont la violence fondatrice,
le nihilisme et la déliquescence et à l'écoute
de ce CD, il faut peu de temps pour se rendre compte que le terme "inactivité"
est inapproprié tant il y a eu de travail. Cet album est non
seulement d'une qualité de son rare pour une autoproduction mais
il est impressionnant de feeling, de complexité et de groove
: c'est une pure merveille ! Sur une base death progressif et technique,
ce groupe parisien fondé en 2000, mélange sans difficultés
des styles, des sons, des ambiances... A un moment, on en prend plein
les oreilles avec des riffs de guitares puissants et tranchants alors
que l'instant d'après, c'est un son acoustique qui prédomine
ou tout simplement une partie plus mélodique. De même,
l'ambiance malsaine du début du 3ème titre est en totale
opposition avec le rouleau compresseur qu'on prend en pleine tronche
par la suite. Et bien sur, tout cela ne peut être possible que
grâce à des musiciens qui excellent dans la maîtrise
de leur instrument. Le chanteur, Sargon, a un véritable bijou
pour cordes vocales. Il est à l'aise dans tous les styles, du
growl à la voix thrash en passant par des chuchotements ou des
parties presque parlées et tout ça avec une facilité
et surtout une fluidité déconcertantes. Jamais on a l’impression
qu’il force. Les guitaristes ne sont pas en reste avec une inspiration
débordante et surtout beaucoup de feelings. Les riffs sont entraînants,
les soli toujours bien pensés (le but n'étant pas de faire
un maximum de notes en un minimum de temps), et les parties acoustiques
ainsi que les mélodies toute en finesse. D'autre part, ils utilisent
une formule rythmique qui, au risque qu'on se foute de ma gueule, me
fait penser à quelque chose toujours en mouvement. Ca avance,
ça avance et ça ne s'arrête que rarement. Le résultat
est le bon puisque cet "album doit être le récit d'une
fuite en avant" (plus d'infos sur leur site Internet). Maintenant,
à vous de faire votre propre opinion en écoutant cet album
puisqu'il est téléchargeable sur leur site en intégralité.
Une chose est sure, c'est un groupe à suivre et à soutenir
du mieux qu'on peut !!!! Makkura
(01/07)

•
SPLITTER : "War
Dagsangest" (Evigt Lidande Prod) www.splitter.se
/ www.evigtlidande.com
Avec
un semblant de Nasum, mais semblant hein, SPLITTER nous balance un mcd
de huit titres qui somme toute reste très agressif, la violence
est bien là, certes, mais les passages mosh et autres tendances
core du groupe, répétitifs, deviennent pesants, un peu
oui mais là ça fait vraiment beaucoup ! surtout pour un
groupe se disant grind, la voix est très linéaire et il
y manque un truc, peut-être un coup de grouik , nan sérieux
le groupe est bon, sans problème mais pour ma part j’ai
un peu de mal à les mettre dans le grind, enfin ceci dit ça
latte quand même. Sam
(10/06)

•
SONNY RED : "Extent
Of Soul" (Several Bleeds Records) www.severalbleedsrecords.com
/ www.sonnyred.com
Groupe
de marseille très heavy et mélodique qui pourra ravir
les fans du genre, les plans et compositions sont assurés et
efficaces, le tout est bien monté, là dessus no comment,
mais pour ma part et n’étant pas spécialiste de
ce genre ça reste assez plat, allez savoir pourquoi... Sam
(10/06)

•
UNSAFE : "Human
Toxic" (auto-prod) http://perso.orange.fr/unsafe.metal
Originellement
nommé ENDLESS FALL, UNSAFE a vu le jour après changement
de line-up. Qui dit autre line-up, dit aussi autres influences et on
passe d’un groupe de thrash-core à un groupe beaucoup plus
axé métal avec un power thrash efficace et sans vergogne
qui leur a permis de partager une affiche avec des groupes tels que
NAPALM DEATH, NASUM, NOSTROMO ou encore DEPRAVED. Leur nouvelle démo
5 titres, "Human Toxic" sortie en mars 2006 présente
des riffs efficaces et lourds, une voix bien posée s’aventurant
parfois dans le guttural, une batterie qui martèle bien et une
basse plus que sympathique. Les compos vont droits au but malgré
un tempo plutôt médium. C’est donc un album sympathique
mais qui manque d’un peu d’originalité et de groove
pour sortir largement du lot. Makkura
(06/06)

•
TREPALIUM : "Achemik
Clockwork of Disorder" (Holy Records) www.holyrecords.com
Si le
premier album "Through the Absurd", sorti en octobre 2004,
n’a pas été la sortie du siècle, il n’en
est rien de leur nouveau bébé "Alchemik Clockwork
of Disorder". TREPALIUM, formé dans les Deux-Sèvres
en novembre 2001, nous présente là un pur concentré
d’originalité. Sur une base death métal voire brutal
death, ils n’hésitent pas à faire appel à
des mélodies ainsi qu’à puiser dans le répertoire
jazz pour apporter à leurs compositions une touche groovy qui
fait toute la différence. A vrai dire, ce groove n’est
pas uniquement une touche mais fait partie intégrante de leur
style musical. Leur marque de fabrique : un rythme syncopé et
vous obtenez, un death jazzy qui swingue à tout va ; un boogie
death qui, malgré un nom barbare est très explicite. Pour
être concret… vous seriez-vous attendu à des solos
de saxophone ainsi qu’à une partie vocale basée
sur des onomatopées façon jazz sur fond de guitares à
distorsion ? Sans oublier une introduction façon cabaret du plus
bel effet. C’est ce que l’on trouve sur l’avant dernier
titre "Sick Boogie Murder". Alors ça plait ou ça
ne plait pas mais c’est original et ça swingue au possible
! Ils n’hésitent pas non plus à taper dans le plus
soft avec le titre central "One Breath of Peace", véritable
petite pause pour les oreilles ; pas de blast, mais tout aussi plaisant
à écouter. En bref, un CD marquée par l’originalité
et le swing donc amateurs de pur blast s’abstenir ! Makkura
(06/06)

•
THE DAWN : "Loud
tunes and fury talles" (Several Bleeds records) www.severalbleedsrecords.com
Marseille
en puissance, un groupe post hardcore corrosif nous balance 13 songs
ravageuses et noise à souhait, extrêmement saturées,
la basse est très en retrait à mon avis, mais ce skeud
reste d’une lourdeur implacable, le chant hystérique mêlé
au son guitare furieux donnent un mélange détonnant et
complètement barré ce qui donne au groupe tout son intérêt,
ce groupe reste impérativement à suivre car la aussi ça
latte. Sam
(06/06)
www.thedawnrocks.com

•
SVART CROWN : "Bloody
Crown" (auto-prod) http://svart.crown.free.fr
D’habitude je suis franchement pas friand de black/death metal…
Trop de groupes usent et abusent de ce style en sortant des albums à
la pelle chaque année et moi le travail bâclé, c’est
pas mon truc. Lourde fût donc mon appréhension quand je
reçu par la post ce miniCD de SVART CROWN, jeune formation varoise.
Et c’est sous la houlette de Sebastien Bernard, chanteur d’ARTEFACT,
que ce mini fût enregistré fin octobre de l’année
2005. SVART CROWN nous propose donc 5 titres d’un black/death
ravageur et aguicheur, qui va le plus souvent lorgner vers le death
que le black. Et ça commence bien avec le premier morceau "Prepare
The Battlefields" qui démarre les hostilités de riffs
combatifs et d’une double grosse caisse énorme. Le deuxième
"My Black Nightmare" reprend directement la cadence, exaltant
un large sentiment de puissance avec des rythmiques de mammouths-warriors.
Tout au long du disque nous avons droit à des compositions bien
foutues, solides et gavées de tempos ravageurs, le tout accompagné
par un chant totalement maîtrisé entre les nuances d’un
black metal assez sombre et d’un death lugubre. Vous n’aurez
donc pas à appréhender ce disque très longtemps,
puisque il vous donnera tout ce dont vous avez besoin. SVART CROWN s’enferme
à la foi dans une musique et un registre obscure mais fourni
là une musique qui donne vraiment la banane. De plus ce stuff
est favorisé par une production énorme et un son de tueur
pour une autoproduction. Ainsi conçu ce "Bloody Crown"
s’avère une entité impressionnante de maîtrise
pour une toute première sortie de la part de SVART CROWN. Si
vous êtes friand de gros black/death qui tâche, n’ayez
pas peur de jeter une oreille sur SVART CROWN, un groupe prometteur
que vous allez pouvoir retrouver sur scène en compagnie de GOJIRA,
OTARGOS, SIKH, ou encore MINDLAG PROJECT. Gorr
(06/06)

•
SPLITTER : "En
Sorglig Historia" (Obscene Productions) www.obscene.cz
Eh ben
dis donc, les sorties n’arrêtent pas d’affluer chez
Obscene Productions ces temps-ci. Avec la déferlante du dernier
INGROWING dans nos bacs et maintenant la découverte de SPLITTER
dans les rangs de Curby, on a vraiment de quoi se rassasier les esgourdes
pendant un bon moment. Et c’est justement de SPLITTER dont je
vais vous parler aujourd’hui, ce groupe suédois sortant
son premier album en ce début d’année 2006. Si vous
voulez un mot, un seul, qui pourrait qualifier cet album, prenez "vitesse"
! Car c’est bien là toute la grandeur qui va ressortir
de ce skeud. SPLITTER joue un grindcore ultra speedé et agrémenté
de mosh-parts furibards. De quoi nous laver les oreilles à grand
coup de médiator ! Nous n’avons même pas le temps
de souffler tellement ça va vite ! Le chanteur n’arrête
pas de beugler une seule seconde, le guitariste plastronne des riffs
tantôt ultra rapides et brutaux, tantôt ultra accrocheurs
et installant toujours une rythmique de derrière les fagots !
La batterie est un peu en retrait mais blast toujours et garde ses quelques
points grâce à son son si incisif. C’est d’ailleurs
un autre point positif de l’album, la production. Celle-ci sonne
suédoise comme jamais. On a vraiment un son metal derrière
ce grind survitaminé de SPLITTER et le résultat est plutôt
pas mal ! C’est donc une excellente découverte que nous
faisons avec ce premier album de SPLITTER. Des compos ultra rapides,
qui ne s’essoufflent pas et accrochent l’auditeur en un
rien de temps. On regrettera tout de même la durée de l’album
un peu trop courte, comme d’habitude. Un achat que nous ne regretterez
pas ! Gorr
(06/06)

•
SYLVESTER STALINE : "Gonna
Spread Hard Drugs To Your Stupid Kids With The Royalties Generated By
This CD" (Bones Brigade) http://membres.lycos.fr/sylvesterstaline/
Enfin
du nouveau chez Bones Brigade ! Notre petit label de grind préféré
vient nous présenter cette semaine son nouveau petit bijou, j'ai
nommé SYLVESTER STALINE, jeune groupe lillois dont le patronyme
en dit long. La première impression est déjà celle
que tout le monde pense : GRONIBARD n°2 ??? Certes, dès le
skeud enclenché, les samplers fusent à tout va et un grindcore
très influencé GRONIBARD intervient directement. Toute
fois et au prime abord, la musique de SYLVESTER STALINE reste un grand
répertoire de styles. Nous avons donc rendez-vous avec un grindcore
furibard, agrémenté de quelques touches crust, speedcore
ou encore de thrash pur et dur. Musicalement parlant, il est clair que
ça déchire la tronche ! Des riffs sensas, une basse assez
bonne, et des vocaux criards assez particuliers. 33 titres de grindcore
français dans la gueule, ça fait du bien et surtout quand
c'est bien joués ! Heureusement, ce soir c'est le cas et SYLVESTER
STALINE ne lésine pas en ce qui concerne la célérité
de son grindcore. Malheureusement, les clichés du genre font
tout de même une apparition, et pas des moindres. L'humour si
saucissonné à la GRONIBARD/ULTRA VOMIT, des français
ne m'attrape pas tellement au vif, mais n'esquissera que quelques sourires
sur ma tronche ! On sent tout de même un excellent potentiel derrière
tout ça, et un grand délire abouti de quatre connards
voulant s'éclater du mieux qu'ils peuvent ! En somme, une opération
tout de même réussie pour SYLVESTER STALINE qui signe un
excellent album de grindcore aux multiples facettes. On leur souhaite
le meilleur pour l'avenir !
Gorr (04/06)

•
SUICIDE OF DEMONS : "Devastate
to liberate" www.suicide-of-demons.tk
C’est
fou comme trois titres peuvent suffire à vous latter la tronche,
et ça, SUICIDE OF DEMONS l’a bien compris. Après
une intro narrée, arrive le premier riff quasi doom, mais la
suite vient mettre les choses en place. En effet ici, il est question
de deathcore qui tâche. La fusion entre death metal et hardcore
s’est opérée avec brio, pour notre plus grand plaisir.
Nohell (basse, chant) alterne les parties vocales hurlées avec
d’autres plus gutturales. Les deux "chants" sont parfaitement
maîtrisés et les compos en ressortent très puissantes.
Le bonhomme a eu la bonne idée de mettre la basse en avant à
plusieurs reprises, chose trop rare et qui mérite d’être
soulignée. Le reste sans être révolutionnaire nous
amène son lot de riffs assassins super heavy, parfois surplombés
de solos donnant une tonalité "indus" à l’ensemble.
Le batteur n’est pas en reste car lui aussi nous montre qu’il
sait jouer. Tempos lourds, rapides, blasts, double… tout y passe.
Vous l’aurez sans doute compris, les trois titres de cette démo
sont carrés et pour ne rien gâcher, SUICIDE OF DEMONS s’est
offert un son dément qui nous permet d’apprécier
les morceaux à leur juste valeur. Pour finir je dirai que cette
démo vaut vraiment son pesant de cacahuètes et devrait
intéresser les amateurs de deathcore. Yann
(04/06)

•
STYCKOXYDAL : "Perverted
Position Of Interior" (Bizarre Leprous) www.bizarreleprous.cz
STYCKOXYDAL
est un nouveau groupe biélorusse signé chez Bizarre Leprous
Productions et qui signe ici son premier véritable album sur
un label. Le plus marquant dès le premier coup d'œil dans
le livret, c'est l'âge de ces mecs ! Je ne leur donnerais pas
plus de 17 ans et jouer une musique si extrême à cet âge,
c'est vraiment incroyable. Du goregrind, voilà à quoi
nous avons à faire ! Si vous aimez ROMPEPROP, GUT ou encore si
vous êtes friand d'un bon vieux CUMGUN, n'hésitez pas,
sautez sur ce "Perverted Position Of Interior", il en vaut
la peine ! Ca dégouline de partout et ça blast à
n'en plus finir ! On se prend un goregrind surpuissant en pleine face
et l'on ne peut plus esquisser un sourire ! Pas un moment de répit,
quelques samplers et deux ou trois breaks mais pas plus ! La voix n'est
pas tellement dans l'esprit goregrind (un peu plus dirigée vers
le death), mais les riffs mid-tempos et puissants viendront rendre son
image à la musique de STYCKOXYDAL : gore et encore plus gore
! S'ajoute à cela un son bien gras mais à la fois audible
et la boucle est bouclée pour les biélorusses ! Un goregrind
comme on aimerait en entendre plus souvent et un CD qui ne laissera
pas ses auditeurs de glace et qui fera gémir de plaisir tous
les fans de goregrind ! La relève a l'air d'être assurée
! Gorr
(04/06)

•
STOMA : "Scat
Aficionados" (Bizarre Leprous) www.stomagrindcore.nl
/ www.bizarreleprous.cz
Les Hollandais,
dans le goregrind, c'est les spécialistes, ça on le sait.
ROMPEPROP, d'ailleurs, est l'un des plus connus et admiré (totalement
mérité), mais un autre est aussi à prendre en considération
: STOMA. Ces petits mecs ne font pas dans la dentelle et attention ça
grind sec. La pochette de leur album "Scat Aficionados" est
d'ailleurs plus qu'explicite les concernant. Du bon gros porno/grind
avec de grosses touches bien gores. C'est vraiment tout un programme
qui nous est présenté : riffs punk, batterie de fou, alternance
de vocaux grinds et gores, et une bonne dose de samplers pornos. 16
titres pour 30 minutes de goregrind où il faut vraiment avoir
des tripes pour les avaler d'un coup sec. Musicalement, les riffs sont
bien accrocheurs et les voix ne rebutent pas tellement l'auditeur malgré
leur registre complètement inaudible. Et si STOMA arrive à
nous faire headbanger nos belles chevelures par court moment, le reste
du temps, c'est plutôt chiant. Le son n'est d'ailleurs pas tellement
correct, et les rares morceaux vraiment aguicheurs ne me combleront
pas autant qu'un skeud de ROMPEPROP. Ajouté à cela, des
paroles et des idées complètement dégueulasses
pour le côté "fun" de la chose, et STOMA aura
réussi sa mission : nous emmerder pendant plus de 30 minutes.
Mais on sent derrière cet album, un groupe qui peut aller loin,
mais malheureusement on a plus envie de les étrangler, que de
les féliciter sur ce "Scat Aficionados". Et si vous
avez la chance de les voir en live, prenez des boules quiès et
une chaise pour vous reposer dans la fosse. Bref, STOMA, y'a encore
du boulot ! Gorr
(04/06)

•
TREPAN DEAD: "Obsessional
Dysfunction" (auto-prod) www.trepandead.com
Enfin
voila le skeud tant attendu, de nos gaillards du nord de la france.
Alors comment dire c’est quoi du TREPAN DEAD et bien… Dans
ta tronche, simple non ! Me direz vous, et bien non ! Brutal à
souhait niééééééééé,
et classique aussi ? Non !! Mais complexe et carré , car là
c’est pas un skeud qui est balancé cash brut de chez brut
mais bien un produit purement Underground et abouti s’il vous
plait, "ché pas du travail eut kien kin a fait la"
en clair c’est pas du travail de merde qui est sur ce skeud, et
je rajoute pour ma part un travail de gens passionnés pour des
gens passionnés, ni plus ni moins. Dix sept morceaux de pure
démence enregistrés au studio 3X8 records de Ugo (GORYPTIC)
avec un son remarquable et un travail digne des plus grands non mais
!! Et pour finaliser le tout, un mastering nickel qui apporte la touche
finale au skeud, sans oublier de parler du cover bien sûr, un
petit livret sympa avec les lyrics et des petites photos qui en disent
long sur l’état d’esprit du groupe, ses convictions
et sa vision des choses, ceci dit en passant c’est notre vision
et notre façon d’être aussi "quoi favoritisme
moi nan du tout allons ;-)". Mais revenons à nos moutons,
TREPAN DEAD, quintet avec Meul à la basse (et ses grands bras)
Alex drummer (j’men fous du tabouret) Manu à la gratte
(tricératops) Boub vox (a perdu son doudou ) et Chris vox (niééééé
t’es laid ) , un quintet qui déchire et qui a décidé
de nous trépaner c’est clair avec de la rage bordel, alors
voila pour ma part je rentre pas dans les détails techniques
car là y’a rien à dire donc je vous laisse découvrir
aussi ce groupe qui pour ma part m’a laissé sur le cul
un bon nombre de fois sur scène et plus le temps passe plus ils
deviennent puissants car ils sont pas cons les gaillards, ils vous observent
aussi et notent tous vos dires pour rebondir en mieux, alors attendez-vous
à une déferlante ch’ti qui risque d’ici peu
de vous foutre une sacrée "clac d’int gamellle héhé"
RAGE RAGE FUCKING RAGE ! Sam
(02/06)

•
THE FINAL SIGH : "If
you’re not part of the solution, you’re part of the problem"
(Anticulture Records)
Le
label anglais Anticulture a vraiment le chic pour nous dénicher
des groupes originaux qui insufflent un nouvel élan au mental,
bien que souvent ils utilisent des éléments étrangers
au style. THE FINAL SIGH ne déroge pas à la règle.
Mais ne vous inquiétez pas car les anglais pratiquent une musique
brutale voire chaotique par moments. A la croisée du (post)hardcore
et du jazz-metal, le combo propose avec "If you’re not part
of the solution, you’re part of the problem" un premier album
plutôt bon. TFS a le mérite de proposer une musique variée
et inspirée : des riffs mathcore à la DILINGER, des ambiances
calmes limite planantes… On retrouve cette diversité au
niveau de la voix. Si cette dernière et le plus souvent criée
façon hardcore, on peut aussi entendre quelques voix claires.
Sur les cinq musiciens, quatre d’entre eux chantent au moins une
fois sur cet album. Le son est bon mais est un peu fébrile sur
les riffs les plus saturés. Personnellement je trouve que ça
a son charme surtout pour le style pratiqué. Un mot sur la technique
des zicos qui dans ce domaine se démerdent plutôt bien.
Au niveau tempo si vous êtes fan de death vous serez déçu
car ici il n’y a pas tant que ça de blasts, et je dois
dire que ça ne fait pas de mal de temps en temps. Finalement
cet album passe assez bien et on retiendra de son écoute son
côté jazzy qui donne à cette galette une tonalité
moderne. Bref si vous souhaitez écouter autre chose que du death/grind
penchez-vous sur TFS. Yann
(02/06)
http://anticulture.co.uk
/ http://thefinalsigh.co.uk

•
SHOEMAKER LEVY 9 : "Pantheon"
(Several Bleeds Records) www.Shoemakerlevy9.com
/ www.severalbleedsrecords.com
Que dire de cet album si ce n’est qu’il latte comme pas
deux. En effet ici il est question de blasts, de cris rageurs, de riffs
endiablés… SHOEMAKER LEVY 9 est un groupe à prendre
au sérieux. Pour preuve ce "Pantheon" ultra brutal
et carré (malgré le fait que parfois l’ensemble
grésille un peu). Le brutal post-hardcore du groupe fait mouche
et démontre tout le talent des musiciens. Tout est exécuté
à la perfection malgré des plans bien barrés (moi-même
j’en suis resté sur le c**). Mention spéciale au
batteur qui enchaîne blasts, roulements et breaks à la
vitesse de la lumière. Les rares moments de calme et leur accent
jazz très prononcé sont à savourer. Les diverses
influences (THE DILINGER ESCAPE PLAN en premier) se mélangent
pour créer une musique novatrice et excellente. Malheureusement
le disque se termine trop vite et on en redemande. On espère
revoir SHOEMAKER LEVY 9 rapidement avec toujours cette hargne si présente.
Continuez comme ça les gars… Yann
(02/06)

•
SCARS : "The
nether hell" (auto-prod) www.scars.com.br
Originaire
du Brésil et activiste dans la scène depuis 1991 avec
à son compteur pas moins de 500 concerts (!!!), SCARS nous balance
à travers nos esgourdes six titres pour une durée approximative
de 30 minutes de bon vieux thrash à la FORBIDDEN, GRIP INC. et
KREATOR. Les influences sont indéniables et le skeud sent bon
le début des années '90. Gros riffs, chant bien thrash,
il n'y a aucun doute, SCARS est un servant défenseur du style.
Il faut avouer que "The nether hell" est des plus rafraîchissant
et que l'impact de leurs compos est indéniable. Un groupe à
découvrir sur scène, car je pense que tout ceci doit bien
envoyer en live, du moins leurs titres sont fait dans cet esprit, malheureusement
à moins d'une venue de SCARS, il nous sera difficile dans le
contexte actuel d'en avoir le cœur net soi-même. Un très
bon album donc que je conseille vivement lorsque vous avez le cafard
et que la musique est votre remontant, ça marche à tous
les coups. A noter que le groupe se donne véritablement les moyens
de réussir, un packaging des plus élégant accompagne
l'album et leur site internet est des plus complet. Bref, toutes les
cartes sont du côté de SCARS pour qu'il se fasse un petit
nom à travers l'Europe, gageons que la chance leur sourira. Laurent
(02/06)

•
SLIT : "Cronaca
nera" (Retribute records) www.slitnoise.com
/ www.retributerecords.com
Il y a quelques temps j'aurais été bien incapable de vous
citer le nom d'un groupe maltais. Maintenant je peux vous citer SLIT.
En effet ce groupe s'est formé en 2000 et sort cette année
son premier essai "Cronaca nera". Subtil mélange de
death, de hardcore et de power à la MACHINE HEAD, la musique
se laisse écouter sans problème. Les zicos se démerdent
bien, mention spéciale au chanteur, Franck, qui peut aussi bien
growler que gueuler, et tout ça avec aisance. La musique peut
parfois avoir un goût de déjà entendu, mais c'est
quand même avec plaisir que l'on en reprend. Petit bémol
que l'on pourrait reprocher, c'est la production un peu légère
pour le style pratiqué. Mais sinon c'est du tout bon. D'ailleurs
ne les ratez pas en décembre avec HAPPY FACE et GUTWORM, s'ils
passent près de chez vous…Yann
(12/05)

•
SACRED HATE : "Same"
(auto prod) www.sacred-hate.com
Rien
qu'en regardant la pochette de cette démo on se dit que ce que
l'on s'apprête à écouter va être assez violent.
Eh bien c'est le cas. SACRED HATE nous distille un death matiné
de passages hardcore pour un résultat plutôt efficace.
Les cinq titres de cette démo sont variés (des passages
en blasts couplés à d'autres plus mid-tempo) et accrocheurs.
C'est dommage que le son ne soit pas à la hauteur mais pour une
première démo on ne pourra pas leur reprocher. David le
chanteur une voix bien gutturale mais nous sort quelques cris plus hardcore.
A l'heure ou j'écris cette chronique, J-P (guitare) a été
remplacé, espérons que les nouveaux morceaux (plus rapides
et violents selon Miche) seront encore meilleurs et que ce départ
sera bénéfique au groupe.
Yann (12/05)

•
SCARS OF CHAOS : "Daemonic alchemy"
(Forever Underground records) www.scarsofchaos.com
Comme
quoi parfois les idées reçues ne sont pas forcément
les meilleures, et SCARS OF CHAOS en est l'exemple même, voilà
là un groupe de Black Métal de très bonne facture
et pourtant celui-ci est bien Français, et non issu de la scène
Nordique comme c'est souvent le cas. Fraîchement signé
sur le label Américain FOREVER UNDERGROUND, SCARS OF CHAOS s'apprête
à envahir l'hexagone de son Black teinté de passages rapides
et aux senteurs symphoniques, même si ce dernier n'est pas omnis
présent dans les compos, un chant jonglant entre le registre
Black et death avec une certaine aisance, des musiciens qui sont parfaitement
rodés, tout ceci ne fait qu'affirmer auditivement le choix du
titre de cet album : "Daemonic alchemy" D'ailleurs, le groupe
se fait fort de pondre des morceaux qui tiennent vraiment la route et
aux structures bien lèchées. Il est indéniable
que SCARS OF CHAOS possède un potentiel énorme et si celui-ci
ne fléchi pas en route, affine son propre style, il est fort
probable que ce groupe fasse entendre parler de lui à grande
échelle. Le talent est là, la démarche professionnelle
grâce à une sublime pochette, tout comme l'artwork du CD,
donc oui, SCARS OF CHAOS a en main tous les atouts pour conquérir
un public en quête de Black Métal de bonne facture. Laurent
(09/05)
www.foreverunderground.com