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TURBULENCE : "Pedofilia christ" (auto-prod) www.turbulencemetal.nl
Pour ses toutes dernières chroniques, c'est toujours sympa de voyager musicalement, là pour le cas, il s'agit de la Hollande avec nos chers voisins de TURBULENCE. Un bon petit mini 5 titres de Death/Thrash old-school de derrière les fagots et ça vous requinque un homme :) Rien de bien exceptionnel dans la musique proposée à travers "Pedofilia christ" (tout de même ce titre !! Fallait oser...) mais c'est toujours assez agréable d'écouter des morceaux orientés les années fin '80 et début '90 à la Slayer, Dismember, la grande époque pour les plus anciens d'entre nous.. Comme je le disais plus haut, rien de bien original mais c'est très bien fait, l'atmosphère de la vieille époque ressort avec aisance durant les 27' minutes du skeud. D'ailleurs l'entrée en matière très Dark colle parfaitement au son très lourd et à la fois Heavy de la production, qui je le souligne est soignée pour une auto-prod. Pas de grands passages dits extrême mais plus une reconnaissance musicale des maitres fondateurs du Death Métal, ne cherchez donc pas là LE groupe de Death brutal mais plus de la musique "basique", celle qui a fait fureur il y a encore une décennie. Pari tenu pour TURBULENCE, ceux-ci arrivent à nous faire voyager dans la passé, même si une touche plus percutante aurait été souhaitable, l'album est presque trop sage, ça manque un peu de folie et de prises de risques, un poil trop téléphoné par moment les plans grattes-batterie, fort dommage car avec plus de spontanéité cela aurait donné un résultat des plus plaisant. Ceci dit, TURBULENCE n'a sans doute pas dit son dernier mot, à suivre donc.... Laurent (10/08)

SOL NIGER : "Same" (auto-prod) www.myspace.com/solnigerpau
Quatre titres et un petit peu plus de 16 minutes de Death/Thrash pour cette démo du jeune groupe du sud ouest qu’est Sol Niger. Jeune de par l’année de sa création (2005), Sol Niger n’en est pas moins composé de musiciens expérimentés (ex Stormblast, Human cell…). Cela se sent car au niveau compos, c’est bien carré et les gars ont le sens du riff. Cela n’est certes pas super original mais leur mérite est que leurs titres sont très bien exécutés (mention spéciale au solo de « l’utopie de l’eldorado »). La voix (en français même si cela n’est pas forcément audible) oscille entre chant guttural death et chant thrash plus rocailleux, les guitares balancent des riffs typiquement thrash avec parfois des moments plus hard core, la batterie est bien présente passe du mid tempo à des accélérations plus furieuses. Seul petit bémol c’est que même si l’ensemble est plaisant ben on a l’impression que ça n’avance pas assez, que l’ensemble est assez plat, il manque un petit quelque chose qui ferait que l’on accrocherait immédiatement, un petit grain de folie. Cela dit pour une première démo c’est tout à fait honorable et le résultat est tout de même assez convainquant, reste à confirmer. Hopkins (09/08)

SMETI DUCHU : "Stains of inexistence" (auto-prod) www.myspace.com/smetiduchu
Excellent premier ep pour les gars de Smeti Duchu ! Fortement teintée de death suédois à la In Flames ou Dismember, la musique des Doubistes est vraiment bien foutue. Le chant plutôt hurlé façon core quoiqu’avec un p'tit peu de gutture notamment sur « Looking for an exit » colle parfaitement à la musique et lui donne même un côté plus brutal. Ca avance vite, très vite, c’est brutal mais toujours avec une petite pointe mélodique qui caractérise le death scandinave. Le son, lui, est loin d’être aussi rugueux que celui des productions suédoises mais bien clair et n’enlève pas une once de puissance aux 6 titres (dont 1 intro) de ce Stains of inexistence. Le niveau technique est élevé et chaque instrument tient parfaitement sa place, du bon boulot. J’ai vraiment été enthousiasmé par les compos et je vous recommande vivement de vous pencher sur Stains of inexistence. Récemment ils ont enregistré l’arrivée de Mickey (ex grogneur de Recueil Morbide) à la guitare pour pallier le départ de Schap. Le combo est donc au complet est souhaitons leur de diffuser au maximum leur musique taillée pour la scène . Un groupe à suivre… et de prés ! Hopkins (09/08)

SAW : "Paranoïa" (Autoprod) www.myspace.com/sawfr
Groupe français né en 2005, Saw nous sert avec ce Paranoïa le premier Maxi du groupe, soit 8 titres plus une intro pour une durée totale avoisinant les trente minutes. Saw se situe dans un registre Screamo HardCore, mâtiné de diverses influences, qui rendent la musique du groupe plutôt intéressante. Des passages lourds syncopés, des parties plus typées brutal HxC, avec quelques Blasts, cotoient d’autres parties très mélodiques, quasi atmosphériques, planantes, presque jazzy pour certaines (le dernier morceau, Lest, instrumental, est un exemple frappant de ce que Saw peut exprimer dans ses parties calmes). Car, selon moi, c’est dans cette alchimie plutôt bien foutue que réside l’intérêt du groupe. Si les riffs syncopés, joués il est vrai de manière précise et hachée à souhait, sont tout de même archi archi utilisés par bon nombre de formations, les parties mélodiques et atmo’ sont bien amenées et n’arrivent pas comme un cheveu sur la soupe si je puis dire. Et c’est la que le terme « Fusion » prend à mon avis tout son sens, ce mélange cohérent de plusieurs styles, donne un réel impact à la musique de Saw. D’autant plus que les riffs bien réalisés, révèlent une maîtrise et des qualités techniques indéniables de la part des zicos. Seule la voix me pose quelques problèmes, dans la mesure où j’ai un peu de mal avec les voix criées, mais elle reste cependant puissante et relativement peu pleurnicharde comme c’est souvent le cas dans le style. Avantageusement servi par une prod’ dynamique, ce maxi est véritablement une bonne surprise pour moi, peu habitué à ce style musical. L’écoute s’inscrit d’ailleurs dans la durée, on peut de ce fait au fur et à mesure découvrir les nombreuses subtilités que renferme chaque titre. Un ensemble très convaincant, rafraichissant, avec des compos bien exécutées et bien construites. Trash (07/08)

SEDATIVE : "Ictus" (Autoprod) www.myspace.com/sedativechamonix
Sedative est un groupe de Chamonix créé en 2000 et qui a déjà à son actif 2 Ep et nous livre ici cet excellent 4 titres intitulé Ictus sorti fin 2007. Après plusieurs changements de line up, ils semblent avoir trouvé une certaine stabilité et nous balancent une bonne dose de brutal death à base de grind. Après une intro bien glauque, ça part sur 3 titres bien bourrins. Ils maîtrisent parfaitement leur sujet : une musique brutale, technique, pas trop non plus, et terriblement efficace et précise. Loin d’être linéaire comme certaines formations de brutal death, ils nous balancent un death varié avec des breaks en veux-tu en voilà, des parties groovy et entraînantes. Pas de fioritures, ça rentre directement dans le lard !! Le son est très bon et sonne pas mal US, le chant alterne l’outre tombe et des gruiks plus porcins. C’est super bien fait mais trop court : 3 titres, on en aurait souhaité plus !! En tous cas Ictus représente une excellente mise en bouche à l’album à paraître cette année et qui s’appellera Lobocaîne et qui sera enregistré en Suisse sous la houlette de Jéjé de Mumakil. Ca promet !!! Pour ma part une super découverte !!
Hopkins (07/08)

THANATOSCHIZO : "Zoom code" (My kingdom music) www.thanatoschizo.com / www.myspace.com/thanatoschizo
Les portugais de Thanatoschizo ne sont pas vraiment des fainéants en matière de productivité musicale, à savoir 4 albums en l’espace de 7 ans d’activité ! Ce sextette donne dans un Death Metal au très grand sens du terme, plus vers le mélodique et parfois mélancolique / Doom que du brutal ! Si par leur pays d’origine on pourrait les mettre en comparaison avec les « anciens » de Moonspell, il n’en est rien, ou pratiquement pas. Effectivement, l’on y retrouve une certaine manière de composer qui n’est pas sans rappeler le gang à Fernando Ribeiro mais cela serait assez réducteur que de s’arrêter à ça. En effet, les 11 titres qui composent ce « Zoom code » sont d’une efficacité assez remarquable pour le genre, surtout quand on voit la relative jeunesse du groupe. Ici on a droit à un mélange assez détonant de Lacuna Coil de par la façon de chanter de la 2ème vocaliste Patricia, de Moonspell (le titre « Hereafter path ») pour les envolées plus brutales et la manière de composer certains titres, de Paradise Lost également pour les moments plus intimistes et légers grâce à la voix d’ Eduardo qui sait se faire plus calme quand il le faut ! Si tous les titres ne sont pas de même niveau pour la composition, Thanatoschizo arrive quand même à y inclure des instruments hors « contexte Métal » comme du saxophone sur le léger « Awareness » qui clôt l’album ou bien encore de l’accordéon (ou bandonéon) (toujours « Hereafter path). Une bonne découverte que ce « Zoom code » qui permet de s’aérer l’esprit dans un style qu’ils tiennent parfaitement en main, à revoir sur le prochain album pour l’évolution !
Totaldeath (07/08)

TICKET TO HELL : "Man Made Paradise" (My Kingdom Music) www.mykingdommusic.net
Projet original que ce TICKET TO HELL mené de main de maître par 1 seul homme (on n’est jamais mieux servi que par soi même ! ). D’ailleurs le bonhomme, Jacobo Cordova reconnaît vouloir être seul maître à bord pour un control total, et qui le plaindrait ?! Ce 1er album propose un Thrash Metal taillé dans la veine des années 80 tout en y incorporant un Death Metal assez mélodique et plutôt bien fait. Du coup, tout au long des 8 titres l’on trouvera moult influences qui ont fait le bonheur de notre jeunesse, et même des influences plus récentes bien que plus rares. Jacobo s’étant expatrié au Mexique depuis qu’il vit sa musique pour lui seul, avait déjà sorti une 1ère démo 4 titres qui avait mit la puce à l’oreille au label italien My Kingdom Music et je dois dire que, même si certains passages dans des titres sonnent un peu vieillot et déjà vu ou entendu, force est de reconnaître le travail du bonhomme qui a réussi assez bien à mélanger sur un album, des titres aux influences aussi variées que le Death Metal mélodique que des ambiances Black Metal ou du Heavy Metal des années 80 ! La production soutient le tout d’assez bonne façon et rend justice à un boulot de titan ! Totaldeath (07/08)

THE VOID : "Vision of the truth" (My Kingdom Music) www.mykingdommusic.net
Fièrs d’une dizaine d’années d’existence, les italiens de The void ont sorti un nouvel album en mars 2008, 4 ans après « Remember » qui fut leur 1er essai. Si The void officiait à leurs débuts plus vers un Dark/Black Metal, ici il n’en reste plus grand-chose à part quelques bribes par-ci par-là comme sur le titre « Macha ». Non, cet album propose un condenser de toutes leurs influences. La base du groupe se posant sur une espèce de Gothic Metal, mêlant allégrement de petites influences plus lentes et Doom. Le groupe se dit d’ailleurs coincé entre un Paradise Lost de la dernière époque pour l’ambiance feutrée et les rythmiques, Moonspell pour les passages plus enlevés et le petit côté old Black Metal, T.O.N. pour la lourdeur et le « romantisme » ainsi que The cure ou Nick Cave. Et bien franchement c’est vraiment un peu de tout cela, mais sans vraiment leurs arriver à la cheville ! Musicalement, si les zicos s’en sortent avec les honneurs, le vocaliste veut trop ressembler à tous les groupes précités ! Un peu justement comme Type O Negative qui a influencé tout un ramassis de groupes ayant trouvé le filon ouvert par P.Steel très intéressant pour attirer toutes les pétasses du globe (Him, 69 Eyes, etc….) !! Bref, un album possédant différentes couleurs et ambiances qui pourrait être bon si cela n’avait pas déjà existé, sans compter un vocaliste pourtant assez bien en voix pour ce style, mais d’un ennui à mourir… à coup de Petits Suisses ! Totaldeath (07/08)

SARATAN : "The Cult Of Vermin" (My Kingdom Music) www.mykingdommusic.net
Saratan, jeune formation polonaise de 5 ans d’existence crache son 1er album qui date d’octobre 2007 dans une veine Thrash Metal assez old school sur le fond et la forme. En effet, l’influence indéniable de ces 11 titres tire sa source vers les légendes de la Bay Area que sont Exodus et les 1ers Testament, pour ne citer qu’eux ! Tel le titre « Cancer of the earth », Saratan n’hésite pas à y incorporer à l’instar d’un Nile, de petites influences et mélodies venant de l’Extrême Orient ! Saratan arrive plutôt bien, à nous attirer dans leur univers musical car c’est fort bien joué et l’on sent que les musiciens sont vraiment dans un trip old school, que se soit sur les photos promo en noir et blanc ou les options cuir et basket. Mais le problème principal, si je devais en trouver un, serait non pas la production qui va de paire avec le style, mais plutôt la ressemblance des titres par rapport à la cadence générale du cd, une sorte de pilotage automatique ! Pas vraiment de changement de rythme, certains riffs se ressemblant étrangement et la voix ne variant que de très peu !! Bizarrement , un titre comme « Serve the death » sort du lot en nous proposant tout le contraire de ce que je viens d’écrire mais ce n’est pas assez pour rendre l’album palpitant au point de le faire tourner plusieurs fois dans mon lecteur cd…. dommage car le cœur y est ! Totaldeath (07/08)

TANEN : "Fragments" (Trendkill Recordings) www.myspace.com/trendkillrecordings
Voici Tanen qui nous présente un album de Hardcore new school très soigné. Ce "fragments" de 11 titres est une réussite pour tout amateur de Hardcore / Metal à la sauce moderne, c'est à dire que les fans de Madball ne seront peut être pas comblés par cet album, mais que les amateurs de Botch, Comity, Aside From A Day, eux, seront conquis ! Je dois avouer ne pas entrer dans cette seconde catégorie, mais force est de reconnaitre et d'apprécier le travail fourni dans l'élaboration de ce skeud. La musique, plutôt torturée, fait la part belle aux ambiances, parfois sombres, parfois mélancoliques, ou encore hargneuses... Les musiciens, au nombre de cinq (deux guitaristes, un bassiste, un chanteur et un batteur), sont plus que compétents. Bien servi par une production avantageuse ("fragments" est masterisé par Pelle Henricsson et Magnus Lindberg -Refused, Entombed, Meshuggah-), l'album l'est aussi par son superbe artwork, qui colle à merveille à la musique, très sobre mais évacateur, réalisé par Derk Hess -Converge, In flames, Sepultura-. Même si je n'ai pas accroché à ce skeud, (plus que la musique en elle même c'est la voix criée qui n'est décidément pas ma tasse de thé, et la voix claire m'horripile), Tanen propose là un produit de qualité, avec des compos bien construites qui séduiront les fans du genre. Trash (04/08)

UNHEALTHY DREAMS : "Doloris Corpus" (auto-prod) http://membres.lycos.fr/unhealthydreams
Unhealthy Dreams devient UD et leur black atmosphérique assez dark se transforme en électro black expérimental. Pas courant n’est-ce pas ? Voilà en gros comment j’ai perçu cet EP de 5 titre, "Doloris Corpus" : beaucoup d’électro, du black, un peu de goth et un pincée de sympho notamment dans le titre 2, "Le Sacrilège Intime". Lorsque le fond se fait électro, le son est très brouillon et il est difficile de distinguer ce que les guitares jouent vraiment. Un peu comme si l’on se retrouvait dans une salle de concert où le son est tellement mauvais qu’on ne distinguerait même plus quel titre joue notre groupe préféré. Par contre, quand cela se tait, le son est beaucoup plus net et plus audible. On découvre une basse intéressante qui ne suit pas les guitares, un batteur fait de chair et d’os et des riffs de guitares au style... bien black ! C’est malheureusement tout ce que je peux dire sur ce style des plus particuliers, qui ne me plaît guère. Enfin chacun ses goûts, ses couleurs, vous savez à quoi vous attendre, si vous aimez ce style, cela ne peut que vous plaire. Makkura (04/08)

UNCOLORED WISHES : "World under control" (Manitou Music) www.thundering-records.com
UNCOLORED WISHES n’est pas qu’un groupe de metal hybride, c’est un groupe hybride tout court ! Je m’explique. Le côté metal est certes ce qui prédomine mais les musiciens s’inspirent également de jazz, de trip hop, de rock expérimental, ou encore de flamenco. Côté metal, on n’est pas en reste non plus avec des influences surtout heavy (mais attention, dans le premier sens du terme c’est-à-dire plus proche du Hard Rock) mais aussi néo, dark, symphonique... Et non seulement, ils mélangent, mais ils parviennent à obtenir un tout très homogène ou rien ne semble incongru. Sur l’aspect général, chaque musicien maîtrise ce qu’il fait. Le chanteur, sans aller jusqu’au growl, sait utiliser sa voix de différentes manières : voix claire, plaintive, poussive à la façon heavy metal ou chuchotée. Et contrairement à ce que certains pensent, son timbre de voix ne me dérange pas du tout et colle tout à fait bien à l’ambiance et le style du CD. Le guitariste sait enrichir ses parties avec des solos toujours maîtrisées et avec beaucoup de feeling. Quant à la basse, elle est utilisée de façon très intéressante comme dans le titre n°7 "Town Under Control" et le claviériste alterne à bon escient le son de piano pure et ceux typiques des claviers. Je vais arrêter là, l’aspect général de l’album et me pencher un peu sur les deux titres qui m’ont le plus marqués. D’abord le 4ème titre "Galleons of the Messiah". Elle commence par un thème purement flamenco puis enchaîne sur un riff dans le style néo métal avec une guitare lourde et une voix plus parlé que chanté. Dans l’extrême, on pourrait même y voir un côté rap dans le jeu de réponse des paroles. Puis le flamenco revient à la guitare et la voix devient claire pour le refrain. On trouve ensuite un pur riff métal avec des guitares très incisives, une batterie prédominante et une voix largement plus poussive. Et revient le côté flamenco et ainsi de suite... Qui aurait pensé faire ça et surtout qui aurait réussi ? Parce que le tout est vraiment excellent. Le titre suivant est le n°5 "Uncolored Nightmare". Cela commence avec un thème au piano et une voix murmurée puis s’ajoute des violons et un chant genre Pink Floyd avec une voix plaintive bien glauque, le tout sur fond rythmique trip hop à la Portishead. Le refrain change avec le retour en avant plan de la guitare, une basse toujours très intéressante et une voix claire. Et encore une fois, c’est fort bien réussi. Pour moi, le seul petit bémol reste la première parti du 9ème titre avec un clavier et un son qui se trouvent être à l’opposé de l’ambiance glauque dégagée par les violons et la voix. Quant au récit féminin, je lui trouve bien des clichés. Mais passons, c’est bien peu de chose par rapport à la qualité générale de ce premier album des lyonnais. Makkura (04/08)

TAO MENIZOO : "So blind" (auto-prod) www.myspace.com/taomenizoo
Avec un patronyme aussi bizarre que collant bien à leur style, tout comme la pochette de l’album d’ailleurs qui, je pense, fait référence au braille, les français du Val d’Oise Tao Menizoo sortent leur 2ème album, 5 ans après leur 1er méfait. Si cette œuvre musicale n’est pour l’instant que disponible en version mp3 sur leur site, les Tao ne baissent pas les bras en attendant qu’un label daigne s’intéresser au groupe et continue leur petit bonhomme de chemin depuis 1997 en puisant l’inspiration dans une palette musicale assez variée, allant du Thrash (essentiellement) au Death et influences Industrielles Metal… voire Prog’. De ce côté-là, il faut y voir une réelle envie de se démarquer des autres, pas forcément en innovant mais en y faisant mijoter tous les horizons musicaux possibles et imaginables. Une très bonne interprétation sur les 13 titres nous fait passer de gros riffs plombés Thrash à des ambiances qu’un Voivod aurait pu créer. Ambiances et réflexions sur chaque trame des titres nous font penser que rien n’est là par hasard ! Pour finir, une production tout à fait honorable et s’accordant parfaitement avec le style musical du groupe. Un groupe à découvrir (comme pour moi !), pour la diversité et le professionnalisme des protagonistes qui déteignent du reste de la meute ! Je vous invite à jeter un coup d’oreilles sur cette galette qui fait du bien où ça passe, en faisant un petit tour sur leur Myspace. Totaldeath (03/08)

SURGERY : "Brain consumption" (auto-prod) www.myspace.com/brutalsurgery
Nouveau venu sur la scène Metal française, enfin tout est relatif puisque le groupe date quand même de 2003, les gars de Surgery (Rambouillet) sortent enfin un premier effort avec cet E.P. 3 titres au doux nom de « Brain Consumption ». Evidemment, faire une chronique sur 3 petits titres relève du grand exercice mais on va faire avec. Disons le directement, Surgery ne mâche pas ses mots, ou plutôt ses instruments puisque on peut parler ici de « maltraitance à instruments en danger » !! Si sur cette rondelle, il ne faut pas chercher une pointe de romantisme (donc à ne pas offrir à Madame pour la St Valentin), on en prend quand même pour son grade au niveau des oreilles et du cœur pour certains, grâce à une tenue instrumentale sans faille où les guitares sont acérées au niveau des riffs et des petites touches techniques apparaissent ici et là comme pour prévenir que se sont des brutos mais avec une conscience de la musique bien faite et bien exécutée. Le vocaliste n’est pas à la traîne puisque d’une voix profonde est très influencé par le Death Metal U.S., donc apparition de gruik gruik pour arrondir des phrasés, il maintien la pression et la lourdeur déjà entretenue par la musique. A signaler le passage dans le groupe de Gordon derrière les fûts (Repudiate et Deep In Hate) qui s’en est allé dans le Sud et donc Surgery recherche activement un nouveau batteur pour relever la sauce, avis aux amateurs !! Bref, vous l’aurez compris, ce petit cd 3 titres n’est pas forcement d’une originalité débordante ou bien ramenant du neuf, mais exécuté de main de maître par des musiciens qui connaissent sur le bout des doigts ce que veut dire Brutal Death Metal !! Totaldeath (03/08)

SLAVE ZERO : "The pain remits" (Double Standard Productions/Black Productions) www.myspace.com/slavezerometal
Je crois affirmer sans me tromper que c’est une première pour Bestial Experience, recevoir un skeud promo d’Irlande, du jamais vu ou plutôt entendu encore jusque maintenant, et cela fait d’autant plus plaisir quand il s’agit d’un groupe pratiquant de la bonne zique et qui à la lecture de leur bio à déjà eu l'occase de partager la scène avec des combos fort sympathiques tels que : Exodus, Skinless, Visceral Bleeding, Sanatorium, Abaddon Incarnate, etc... SLAVE ZERO nous propose là un mini CD composé de 5 titres dans un esprit Death/Thrash/Core assez torturé. En surfant sur le site du groupe, fort bien utile pour ma petite personne puisque je ne les connaissais pas jusqu’aujourd’hui, je constate que SLAVE ZERO n’en est pas à son premier essai, fort de deux galettes, le groupe revient de plus belle avec ce « The pain remits » à la production sans faille qui donne un rendu très massif à l’ensemble. Les vocaux typés Hardcore/Thrash avec quelques pointes de grognements accompagnent parfaitement l'esprit death métal quelque peu orienté old-school par son côté lourd et puissant. Le mini CD s'avère donc très agréable à l'audition et il faut bien avouer que ce 5 titres s'avalent très facilement, j'ajouterai qu'aux fils des écoutes, même les solis (et pourtant j'en suis pas fan, loin de là) ont eu raison de moi en me convainquant de leurs présence, comme quoi... Une musique rudement bien menée pour un groupe qui je leur souhaite trouvera une petite place au sein de notre milieu Underground. Laurent (03/08)

VULVULATOR : "Obscenario" (Show Me Your Tits / Rotten Roll Rex) www.rottenroll.de / http://smytrec.extra.hu
Venu tout droit d’Ukraine , Vulvulator est un groupe qui ne traîne pas en route car seulement 2 semaines après sa formation en août 2006 il donnait son premier concert et même pas un an plus tard il sortait cet Obscenario !! On pourrait craindre le pire et avoir droit à un produit bâclé et sans aucun intérêt d’un énième groupe de gore/grind et bien détrompez-vous !! Bien sûr l’essentiel tourne autour de sexe pas du meilleur goût et on est loin des poèmes de Jean de la Fontaine mais c’est une bonne surprise que voilà avec de bon riffs, du blast, des bons cris porcins le tout bénéficiant d’un son correct même si celui de la batterie est surprenant au début à tel point que l’on se demande si il ne s’agit pas d’une boîte à rythmes. 18 titres composent ce skeud pour une durée d’environ 27 minutes. L’ensemble est varié avec des passages rapides, d’autres plus lourds, des mosh parts et on sent également une grosse influence death. On est loin de ces groupes qui font un album avec 3 malheureux riffs des plus banals, eux, ils en possèdent un bon paquet et savent bien les distiller. Personnellement, j’accroche et cette petite demie heure passe vraiment bien. Seul petit hic : des intros parfois un peu trop longues qui cassent le rythme de l’ensemble. A noter également au menu, une reprise de Gut pas dégueu du tout. Hopkins (03/08)

SERGE : "Defy the clan" (auto-prod) www.myspace.com/serge1700
Avec un tel nom, difficile d’oublier ce groupe helvétique qui a sorti son premier album en 2007 baptisé « Defy the clan », mais qu’ont-ils donc à nous proposer musicalement parlant ces 5 gaillards ? Ben du bon HC bien burné et bénéficiant d’un très bon son surtout pour une autoprod. L’album est présenté dans un digipack très bien fait et soigné, il y a du boulot derrière, ça se sent. Encore la preuve que l’on peut proposer un produit de qualité sans bénéficier du support d’un label. Revenons à la musique puisque c’est principalement ce qui nous intéresse. Il s’agit donc d’un HC bien joué qui va droit au but. Nous pouvons déceler quelques riffs limites slayeresques et parfois quelques sonorités rappelant un peu Napalm death dans son côté expérimental. Le chant fidèle au style est puissant et hurlé, les instruments tiennent bien leur place. Beaucoup de passages entraînants et de rythmes syncopés, ceux ci un peu trop nombreux à mon goût ce qui rend l’ensemble un peu trop saccadé. Mais ne boudons pas notre plaisir, il s’agit ici d’un bon album que nous présentent les Suisses. Sans être aussi originale que le nom du groupe leur musique nous permet de passer un très bon moment. Bonne continuation à eux. Hopkins (03/08)

THANATOR : "Thanator" (auto-prod) www.myspace.com/thanator
Originaire de la région lyonnaise, Thanator est une formation de death qui nous propose sa première démo composée de 5 titres (plus 1 intro) d’un death technique de bonne facture. A la première écoute, la voix du chanteur peut surprendre car elle se différencie des growl habituels mais après plusieurs écoutes, on s’y fait et je dois dire qu’elle colle bien à leur musique. Les morceaux sont techniques, rentre dedans avec un petit côté old school pas déplaisant du tout. Excellents musiciens ils ont su incorporer des solos inspirés qui apportent un soupçon de mélodie à l’ensemble. Leur musique est variée mais on ne se perd pas avec trop de technique, ils savent aller à l’essentiel et frapper là où il faut. Tous les ingrédients qui font un bon death sont donc réunis ici. Seul petit reproche un son qui aurait mérité un peu plus de clarté, ce qui aurait conféré à cette démo une brutalité accrue et un intérêt encore plus grand. Thanator n’est pas LA révélation de l’année mais ils méritent que l’on jette une oreille attentive à cette démo et que l’on garde un œil sur eux. Hopkins (12/07)

STYLE TRIP : "Gargoyles in nightmare" (Rupture Music) www.rupture-music.com
Venu du sud est de l’hexagone, Style trip nous propose son premier album intitulé Gargoyle in Nightmare en nous balançant 13 titres de heavy metal pour un peu moins d’une heure de musique. Son nickel, titres carrés dans la plus pure tradition heavy, envolées lyriques fabuleuses ou insupportables selon que l’on aime ou non ce style, il y a même une power ballade (Promises) qui fera verser la larmichette aux plus sensibles d’entres vous. Par moment ça fait un peu penser à du Helloween voir à du Maiden. Des touches de clavier agrémentent leur musique pour des passages plus atmosphériques (le titre Gargoyles in nightmare). C’est bien fait, bien interprété, il n’y a rien à dire, et les musiciens sont des gars de talent mais il manque un soupçon d’originalité et de folie, un petit truc qui nous fasse un peu plus triper ou sortir du lot leur musique. Un premier album encourageant tout de même. Hopkins (12/07)

SAW : "The sought place" (auto-prod) www.myspace.com/sawfr
Saw est un jeune groupe français venu de Vendée qui ne perd pas son temps : créé en 2005, ils sortent leur première démo The sought place en 2007 et prévoient de sortir leur premier album intitulé Paranoia début 2008. Intéressons-nous de plus prêt à leur démo. Composée de 4 titres d’un métal moderne teinté de death et de hardcore pour les vocaux, cette démo est d’assez bonne facture. Le son est relativement bon et tous les instruments tiennent bien leur place, les guitares sont puissantes et bien claires dans les parties calmes, la batterie claque comme il faut et la basse est bien présente. Le chant, lui, est la plupart du temps hurlé et manque un peu de variété pourtant par moment on retrouve quelques guttures bienvenues rendant leur musique plus captivante et plus puissante. On trouve de temps en temps des plans thrashy et death mélodique. L’ensemble est varié, lourd, technique et sonne résolument moderne. Une musique pour les « djeunes » comme diraient les vieux ! J’avoue que c’est pas trop mal fait, juste un peu trop alambiqué par moment, à tel point que l’on perd parfois le fil pourtant il savent aller droit au but sans s’encombrer de plans bizarres et de trop de technique comme en atteste le titre « Say your sentences ». En somme un début prometteur. Hopkins (12/07)

VAGINAL CHICKEN : "H5N1" (auto-prod) www.myspace.com/vaginalchicken
Attention personnes coincées du cul et autres bcbg, fuyez car voici venu de notre hexagone, les Vaginal chicken et leur H5N1!! Ils nous présentent un ep 8 titres bourrés d’humour bien gras (dont 3 live). A l’écoute des morceaux, il s’abat sur nous un bon gros death teinté de hard core. C’est puissant et les gaillards maîtrisent bien leur instrument. On est bien loin des gamins jouant 2 accords et demi au fin fond de leur garage. Le son est bien lourd, la batterie présente comme il faut et les voix grasses à souhait. Ca blast à fond et ça fait du bien par où ça passe. C’est sûr ils ne font pas dans la finesse (intros et humour) mais on s’en fout et on passe un bon moment. Ce qui est étonnant c’est que le groupe s’est formé en 2005 et qu’en 2 ans ils ont parcouru un bon bout de chemin à voir les groupes avec lesquels ils ont joués (Squash Bowels, Dead infection, Inhumate ou encore Extreme Noise Terror). Les titres live, eux, donnent un aperçu sonore de ce que doivent être leurs performances, le son est correct mais ces titres ne sont pas indispensables à ce skeud. Donc un conseil, jetez une oreille à ce H.5.N.1 !!! Hopkins (10/07)

UNTAPPED FURY : "Heavy meta in my brain" (auto-prod) www.myspace.com/untappedfury
Alors si vous aimez les groupes de petite djeun’s qui jouent du Rock teinté Metal, comme on peut en voir des fois dans des films destinés aux ados, genre American Pie et autres conneries du style, vous allez être gâtés! Ce groupe, très jeune en âges, que se soit la formation qui n’a que 3 ans d’existence et qui a déjà joué dans des club ‘ricain comme le Troubadour ou le Whiskey A Go Go, où les musiciens qui ont entres 17 et 20 ans, proposent une mixture de riffs Rock avec incursion de sons Heavy stylé années 80. Si le chanteur ne parait pas son âge au son de sa voix très mûre, le reste n’est franchement pas folichon. Entre des titres que seule la jeunesse américaine doit apprécier dans les soirées universitaires gavée à la tequila / citron entres 2 pétasses siliconées de 17 ans qui s’échangent leurs adresses de gynéco, comme Guns Beer & Pussy ou Heavy Metal In My Brain … Bon, vous me direz que le nom des titres va bien avec l’âge des musicos, et je suis d’accord mais franchement y’a pas besoin d’aller jusqu’à Los Angeles pour avoir la même chose, ou mieux ! La seule chose que je pourrais mettre en avant par rapport à ce groupe, est l’âge des musiciens qui se débrouillent très bien avec leurs instruments, et peut-être mieux que certains artistes « adultes », mais à part cela ?!..... Totaldeath (10/07)

TU CARNE : "Culto a la muerte" (Bizarre Leprous Production) www.bizarreleprous.cz
Les espagnols de Tu Carne nous offrent ici 15 titres pas déplaisant du tout. Leur musique est assez singulière puisque qu'on y retrouve des influences fort diverses avec un très gros coté Napalm Death, mais aussi des passage typés Death metal, et des parties très lourdes, presque atmosphériques, le tout agrémenté d'une voix pitchée pour une touche gore. Et c'est peut-être là le problème, car si ces messieurs définissent leur musique comme du « Gore Grind Core », le terme Gore est à mon avis un peu surfait, car revendiqué uniquement par le chant, et cette voix n'est pas vraiment en adéquation avec le reste. Un timbre naturel aurait été selon moi préférable, mais c'est aussi ce qui fait l'originalité de ces compos. Bref pas des quoi crier au scandale, et pour tout dire, ces petits défauts sont compensés par une prod nickel, avec un son dynamique. Un coté old school se dégage de cet album, qui se révèle être plutôt pêchu. Pas grand-chose à dire de plus, à vos platines, ce sera le meilleur moyen de vous faire une opinion de ce « Culto a la Muerte ». Trash (10/07)

TOXIC SHOCK SYNDROM : "The best way to destroy cunt's" (auto-prod) www.myspace.com/toxicshocksyndrom
The Best Way to Destroy Cunts consitue la première démo d'un groupe de grindcore allemand (Augsburg, Bavaria) né en 2005. Et pour un premier essai, il est fort bien réussi ! En effet, à raison de seulement 10 minutes pour 5 titres, on peut bien imaginer que TOXIC SHOCK SYNDROM va droit à l'essentiel ; pas de fioritures, pas de solo, pas de mélodies. Dans les détails, on retrouve deux chanteurs aux voix opposées (growl, criarde) et des riffs de guitares rentre dedans. D’autre part, au vu du nom de cette démo et sachant que la cover est un dessin dans le style manga d’une nana à poil, je vous laisse deviner le thème de prédilection. Pour les amateurs de grindcore ! Makkura (10/07)


SOUTHERN CROSS : "Rise above" (Thundering Records) www.thundering-records.com
Ah Thundering!!! Incroyable ce qu’ils sortent comme groupes en quelques mois. Voici venir le tour des Canadiens de SOUTHERN CROSS de sortir leur 1er album dans une pure lignée Heavy / Thrash assez portée années 80. Commençons par la très belle pochette de ce « rise above » qui apparemment serait l’œuvre de Didier Tarquin (Lanfeust pour les bédéphiles) mais dont j’avoue ne pas en être sûr. Passé cela, on a droit à 10 titres assez variés, passant de 2.31 minutes à 10 minutes pour le morceau » rise above » avec une multitude de plans guitares tantôt thrash, tantôt heavy / Speed Metal mais toujours avec une bonne dose de doubles pédales. Bref, de la cavalcade en veux tu en voilà… Du bon boulot jusqu’à présent mais il faut bien avouer que les influences de la scène Heavy Metal actuelle les ont grandement influencées (on pense entre autres à Symphony X), et dont la voix de David Lizotte rappelle à certains moments EVERGREY ! Une juste dose par contre pour le synthé qui se pose là où il faut sans plus… De plus, les Finnvox Studio ont de nouveau fait un très bon boulot, on en attendait pas moins. J’avoue ne pas connaître cette scène à 100% et donc ne pourrais pas vraiment vous dire si ce 1er album de SOUTHERN CROSS va apporter quelque chose de nouveau à l’édifice Heavy Metal ! Parti de ce principe là, il faut reconnaître le travail fait pour cet album qui est avant tout destiné aux puristes du style. Totaldeath (10/07)

SELF DEFENSE : "Self defense" (auto-prod) www.myspace.com/selfdefensegroup
Aller, hop!....et un p’tit groupe de Metal Hardcore teinté rap. SELF-DEFENSE dont j’avoue ne pas avoir eu beaucoup d’infos sur eux via leur myspace, existe depuis peu (2004) et cette galette est en fait leur 1ère réalisation dont suivra un album à la rentrée 2007, produit par S.Buriez ! Voilà, la petite pub étant faite, passons à ces 4 titres ! 4 titres donc pour un peu plus de 12 minutes d’un mixe musical oscillant entre rap-métal et métalcore (voire harcore). A partir de ceci, ce faire une opinion sur 12 petites minutes est très difficile à faire, surtout que ce groupe tape dans un registre déjà très bouché, surtout en France. On peut dire que des bonnes idées il y en a, surtout au niveau des placements de vocaux et effet par-ci par-là. Pour la partie musicale, ça se tient parfaitement, de la guitare à la batterie qui place quelques petites accélérations. La prod de ce cd tient la route pour une 1ère démo…voilà ! Maintenant, est-ce bien raisonnable de sortir un vrai album 1 an seulement après cette démo et d’investir autant d’argent alors que l’on n’est pas plus connu que cela ? C’est un choix mais attention encore une fois, vous êtes loin d’être les seuls sur la ligne de départ messieurs !! Totaldeath (10/07)

VALKYRIAN : "Valkyrian" (auto-prod) www.myspace.com/valkyrian
Décidément encore un groupe rital pour moi ce mois-ci. Cette fois-ci il s'agit de VALKYRIAN un groupe de thrash/death comme il en existe beaucoup. La première chose à m'avoir gêné, est le son des guitares qui m'a fait pensé au bruit d'un mouche en rut. Si on fait abstraction de cela, la musique des italiens se révèle assez sympa. La présence de mélodie rend l'ensemble plus digeste car les gros riffs et la voix bien hargneuse sont de sortie. Je dirais même que les mélodies sont le point fort de ce groupe car elles sont d'une qualité indéniable. La voix elle aussi m'a un peu dérangé car elle est ancrée dans un registre black. Pas que je n'aime pas les voix black mais celle-ci est plutôt banale. M'enfin. En conclusion je dirai que cette première démo est plutôt sympa car même si l'aspect amateur se fait parfois ressentir, il y a de véritables bonnes idées. Yann (06/07)

THE SEVEN GATES : "Gehenna's swords" (auto-prod) www.thesevengates.com
Bon alors là, j’ai pas le choix que de faire une comparaison à l’écoute de ce mcd :Morbid Angel !! Bien sûr, ce serait un peu réducteur que de s’arrêter à cela mais dès le 1er riff, j’ai mes esgourdes qui n’ont fait qu’un tour tant l’influence est ici frappante… The Seven Gates est mené de mains de maître depuis 2004 par Vincent qui n’est pas un inconnu dans l’UG : WINDS OF SIRIUS, AMAYMON, pour ne citer que ceux là. Il s’est cette fois-ci lâché à 100% dans un brûlot death métal de plus belle facture ! Vincent, qui s’est entouré de musiciens plutôt talentueux dans ce domaine (dont Michel, ancien coéquipier dans WINGS OF SIRIUS) nous sert là et sur un plateau d’argent, ce 4 titres à forte odeur de souffre dont seul le death métal peut se targuer de nous procurer de telles sensations dans l’échine des les premières notes ! Ce cd donc, malgré une durée assez réduite est très bien fait : titres pas trop longs, ambiance malsaine, très bonnes interprétations et bel artwork. Du progrès par rapport au 1er mcd « all is in all » ! Alors évidemment, ce ne sera pas la nouvelle révélation française, le petit maillon qui manque pour pouvoir dire tout haut : « eh bien Madame, Monsieur ! Vous n’avez jamais entendu cela auparavant, et c’est français !! » Non, et je ne crois pas que The Seven Gates s’attende à cela non plus, c’est tout simplement un cd à avoir dans sa métalthèque pour tout amateur de bonne musique, pour toute amateur de death métal qui se respecte et qui veux soutenir un groupe au potentiel énorme qui pourrait encore nous étonner quand un vrai lp sortira ! En attendant : TOTAL FUCKING DEATH METAL !! Totaldeath (06/07)

TYRANNIC ETHICAL RECONSTRUCTION : "Sin life death" (auto-prod) www.t-e-r.com
En voilà une belle surprise que cette deuxième démo de TER. En effet dès les premières secondes du premier morceau, « the holy sin » ça groove, ça hurle. bref que du bonheur. Le death des italiens est d'une efficacité redoutable. J'ai parfois l'impression d'entendre un bon petit CRYPTOPSY ou encore les ricains de CANNIBAL CORPSE. Techniquement parlant, les zicos sont au point. Ecoutez-moi ce solo de gratte sur « freedom to decide » !!! Avec un son excellent, on ne peut que prendre son pied. Au final les 15 minutes de cette galette sont un pur régal pour les esgourdes. Malheureusement si on croit le site, TER a décidé de mettre fin à ses activités, soit disant à cause des éternelles divergences musicales. Dommage. Yann (06/07)

SUNCOLD : "Demo 2004" (auto-prod) www.myspace.com/suncold
SUNCOLD est un groupe italien pratiquant un death/thrash à la scandinave. Autrement dit, si vous aimez AT THE GATES, DARK TRANQUILLITY et cie vous aimerez sûrement SUNCOLD. Rien de bien original à noter mais le groupe à au moins le mérite de maîtriser son sujet. Côté son on retrouve des guitares incisives et précises, une voix death assez sympa et une section rythmique carrée et puissante. L'ensemble sonne de fort belle manière pour une première autoprod. Si j'en crois leur myspace, les gaziers sont en pleine composition de leur prochaine offrande. Personnellement j'ai hâte d'entendre ça. Yann (06/07)

SINGLE POINT OF FAILURE : "Nouveau concept" (Failure Music) www.failuremusic.com
Alors là je ne sais par ou commencer. Je ne vois pas tellement l'intérêt de faire chroniquer ce disque Bestial exp. En effet, SINGLE POINT OF FAILURE évolue dans un registre indus/électronique avec une voix death et quelques guitares saturées. Tout au long des vingt minutes de cette galette on se retrouve dans un univers étrange voire flippant. Pas que la musique soit nulle mais je pense qu'il faut être un minimum barré pour pouvoir l'apprécier. Le mieux à faire pour voir de quoi je parle c'est d'aller sur leur site et de télécharger les morceaux, car je ne me sens pas capable de juger un tel cd. Yann (06/07)

 

SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION : "Inventory of fixtures" (Bizarre Leprous Production) www.bizarreleprous.cz
Enfin! Enfin le retour tant espérer des parisiens de SCD !!! Depuis 2003 (hormis un split avec Cripple bastards en 2006) on attendait un nouvel album. Signés sur le label tchèque Bizarre Leprous production, les gaillards nous reviennent en grande forme. Ne connaissant pas leurs précédentes galettes, je ne peux effectuer de comparaisons avec leurs anciennes compos, qu'importe cet album suffit à mon bonheur et devrait ravir les plus bourrins d'entres vous ainsi que ceux qui apprécient une musique inspirée et extrême. 14 titres composent cet album présenté dans un digipack très soigné. Les passages groovy et mid tempo (le terme est relatif tout de même) alternent avec des blast furieux, le chant de Seb est bien profond (quelle voix !!!) et les backing vocals font de cet album un incontournable pour tous bons amateurs de grind qui se respectent. Le son est clair, puissant, on sent qu'il y a du boulot et que le groupe a voulu nous présenté quelque chose de pro, en tous cas c'est réussit. Ici point de place pour les poètes, ça bourrine et c'est terriblement efficace et bon. Du bon grind comme il faut et comme j'aime. Reste plus maintenant qu'à les voir sur scène et à me ramasser un mur en pleine tronche. Certainement un des meilleurs albums de cet année 2007. Hopkins (06/07)

VISCERAL DISSECTION : "Deserved to rot" (Between Death'n'Life) www.visceraldissection.com
Déjà plus de 10 ans d’existence pour Visceral Dissection, groupe de death originaire de l’Aube. Après plusieurs soucis de line-up, la sortie de diverses prods, voici la dernière en date intitulée Deserved To Rot. Celle-ci contient 5 morceaux studio et 3 enregistrés live « devant la cathédrale de Troyes » pour une durée totale avoisinant les 27 minutes de death old school. En fait, tout se refère au death old school de la prod trop sourde, aux riffs en passant par le chant. On sent nettement les influences de groupes comme Carcass ou Cannibal Corpse. Outre ce manque d’originalité, les morceaux sont quant à eux bien exécutés et les gaillards semblent assurer en live. Ceux voulant les découvrir ou désirant se faire une idée de Deserved To Rot peuvent écouter 2 morceaux sur le myspace du groupe. Guyom (04/07)

TORE TO PIECES : "Kidnapping, rape and torture" (R.O.N.F. Records) www.ronfrecords.com
Mon dieu mon dieu... Que dire ?! Tore To Pieces est l'œuvre d'un espagnol qui à officié dans pas mal de groupe dont entre autre Phoeticide, Cimmeria, Psionist etc... Il s'agit donc d'un projet solo et le bonhomme a tout réalisé seul : Voix, Guitares, Basse, Programmation Batterie, textes, artwork... Pour rentrer dans le vif du sujet, Tore To Pieces fait du Porn Grind Gore, tout est fait ici pour plonger l'auditeur dans une ambiance perverse et dépravée : la pochette avec des photo montages (découpages ?!) de donzelles pas franchement ravies d'être attachées à poils avec des baillons sur la bouche, des samplers de film pornos en veux tu en voilà... Bref, tout un univers que n'aurait pas renié Cock And Ball Torture, Lividity, Waco Jesus et Cie. Seulement voilà : ici y'a que la gueule si vous me pardonnez l'expression ! C'est mou, c'est chiant, c'est toujours pareil, ça saoul plus qu'une bouteille de Jack à 8 heures du mat' !! Le son tout d'abord : même si on s'attend pas à la meilleure prod' du monde, faut un minimum ! La programmation batterie est détestable, un son tic tic sans aucune puissance, les guitares manquent aussi de coffre, c'est ultra saturé et du coup ça perd tout impact ! La voix est peut-être ce qu'il y à de mieux, pitchée à mort, mais c'est bien dans le style, quant au reste... D'autant que les morceaux sont sans cesse entrecoupés de samples de dames qui crient (de plaisir et/ou de douleur), ce qui à pour effet de faire décrocher un peu plus l'auditeur de cette musique poussive à souhait... Pas mon truc du tout décidément ! Désolé ami espagnol, mais si je puis me permettre, l'artwork (bien qu'accrocheur) ne fait pas tout. La zic ça s'écoute, ça se regarde pas !! Trash (04/07)

TEARS IN VEIN : "Archaic modern pathology" (auto-prod) www.tearsinvain.com
Raaaaaah, je me disais bien !! A chaque envoie de CD, il y a toujours un groupe que j’aime particulièrement et qui constitue pour moi une bien bonne claque dans ma tronche de dégénérée. Et c’est encore valable pour cette fois ci ! TEARS IN VAIN ! Que dire si ce n’est waouh ! J’apprécie, j’aime, j’adore et j’attends avec impatience un album digne de ce nom avec boîtier, et tout ce qui va avec. Je trouve franchement tellement bien que les mots ne sortent pas alors malheureusement, je ne pourrais vous en dire plus ! Vraiment navrée. Naaaan j’déconne voyons. TEARS IN VAIN est un groupe bien d’chez nous (Essonne) aux influences death/thrash mélo. On y retrouve toute la pêche nécessaire à ce style musical, une énergie énorme mais cependant toute en finesse : de la puissance subtile ! La voix death profonde alternée avec une voix criarde plutôt Hard Core, des riffs marquants qui restent en tête, des soli justes, bien pensés et bien en place, une basse bien présente et une batterie qui surgonfle tout ça, quoi de mieux ? D’autant plus que tout se retrouve dans des proportions vraiment idéales. L’ennui est relégué au placard ! Et même l’aspect mélodique est prenant et plein de pêche. C’est un groupe à suivre de près et à soutenir !
Makkura (04/07)

THE OATH : "The end of times" (auto-prod) www.theoath.org
Tout d’abord une petite présentation du groupe. THE OATH est un groupe lyonnais né en 1999 qui prend ses sources d’inspiration dans le black, le dark et le heavy principalement. Grâce à la sortie de deux démos, The Oath et Présages... et ténèbres, ils sont parvenus à se faire connaître du milieu underground mais c’est leur premier album "The End of Time" qui a su attirer l’attention d’acteurs nationaux et internationaux au point de signer avec Shark Records. Question production, ils sont la preuve que le manque de moyen n’est pas une excuse quant à la qualité d’enregistrement. Cette auto-production est plus que correcte et le son est à la hauteur des espérances (même s’il n’atteint pas la qualité des plus grands). Après une intro de moins de 40 secondes, on entre directement dans le vif du sujet. D’accord, on y trouve des mélodies, un clavier, quelques intros au violoncelle (Empty Shell et Fading Into Darkness), et des passages aux consonances goths comme dans le dernier titre The Oath mais tout ça n’enlève en rien l’énergie que le tout produit. Ce que j’aime particulièrement et ce que j’attends dans ce style musical, ce sont des mélodies qui font triper. Des passages qui, quoi qu’on soit en train de faire, nous font relever la tête et tendre l’oreille... "Putain que c’est bon !". Quitte à faire du mélodique, faut que ce soit tripant, émouvant mais surtout pas niais !! C’est ce que j’ai retrouvé dans ce groupe. La tête, je l’ai relevée à plusieurs reprises notamment dans Empty Shell, For You et The Oath. Alors c’est vrai qu’ils ont du mal à se détacher de leur groupe de prédilection tels que DISSECTION ou SATYRICON (entre autres) mais ils ont du potentiel et lorsqu’on possède ça, le reste n’est qu’une question de temps. Makkura (04/07)

SODOMY TORTURE : "Ecartelage" (auto-prod) www.myspace.com/sodomytorture
Groupe originaire de Toulouse qui nous propose sa démo sortie en septembre 2006 contenant 9 morceaux intitulée « Ecartelage ». Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas dans de la poésie mais bien dans un bon gros brutal death ravageur et surtout sans aucune concession. Nettement influencé par Mortician, « ecartelage » n’en reste pas moins 17 minutes de pur bonheur avec un très bon travail de composition. En effet les riffs sont incisifs, la programmation de la batterie correcte car celle-ci, à mon sens, aurait pu être nettement meilleure, les guttures sont excellentes et les morceaux plutôt variés. Ces 9 titres sont donc très accrocheurs et conviendront à tous les fans de brutal death. Guyom (04/07)

SMALLPOX AROMA / SATSUGAY : "Split CD" (Impure Knife Records) www.myspace.com/impurekniferecords
Les thailandais de Smallpox Aroma n’ont que 1 ans d’existence mais ça bourrine déjà comme si ils avaient le grindgoret comme berceuse ! Là aussi comme souvent, il ne faut pas chercher le son tip-top mais après tout ce n’est pas ce qui est recherché chez les amateurs de guttural sous effets en tout genre. A part cela, on a droit à 11 titres de délire grind voire crust à certains moments mais toujours avec cette obsession du vocaliste de couiner tel un cochon ou bien de brailler comme un taré des titres très portés sur le corps humain, la gangrene et le caca , le tout étant suivi par une basse (quand on arrive à l’entendre dans ce bordel musical) qui vrombi et une moissonneuse qui blast sec quand il faut et où il faut… pour les amateurs de son ultra étouffé et de tourmente cérébrale… ou de thé thailandais ! Quant aux gars de Satsugai qui nous viennent de Vesoul, leurs 4 titres me laissent un peu sur ma faim, j’explique : malgré un son fait sur un 4 pistes je pense, il en ressort une musique assez intéressante dont la structure des morceaux mélange des passages mi tempo assez lourdingue mais qui font immédiatement secouer la crinière à des blasting party, histoire de casser et broyer la trame principale. A cela s’ajoute une voix qui varie entre de l’ultra grave (effet ?) et du « braillage » de dément en voix clair… de l’ours et du cochon en somme ! En améliorant ce souci de son et de nombre de pistes, on pourrait tenir là un bon p’tit groupe avec un style bien à eux de mix grind/death sur fond d’étouffement telle une tête dans un sac plastique, étouffant quoi !!... Totaldeath (04/07)

USTHEN : "To usthenjôkull" (auto-prod) www.usthen.com
USTHEN est constitué d'un seul bonhomme du nom de Meltear et rien que pour ça, il a beaucoup de mérite. Il faut arriver à avoir un minimum de maîtrise dans les compositions, le jeu, l'écriture des textes, le mastering et j'en passe pour se lancer là-dedans. Le projet de ce one-man band est de raconter une histoire à travers la musique et les paroles. Les textes de cet album racontent "les aventures d'un personnage se joignant à une nation d'êtres difformes et malsains, gouvernée par un Empereur et une divinité". Le style musical est sans hésitation le black. Les riffs mélodiques sont assez accrocheurs et restent facilement en tête. On y décèle pas mal de changements de tempi et de voix (gémissante, black, limite chantée) et Meltear joue énormément avec les effets sonores (comme l'écho par exemple). Par contre on regrette, malgré ces changements, un tempo général trop lent (cela manque cruellement de puissance) et des plans relativement classiques dans le black métal. Et si j'apprécie le premier (First Vision) et le dernier titre (Crystal Tear of Melancholy), je ne supporte pas la voix mi-parlée, mi-chantée ainsi que l'effet utilisé par la gratte (on dirait qu'elle n'a pas été accordée) du 4ème titre (Crimson Marsh). D'un autre point de vue, je ne suis pas une grande amatrice de black métal. Peut être qu'eux y décèleraient plus de bonnes choses encore. Quoiqu'il en soit, j'admire son courage de se lancer seul, dans cette aventure. Makkura (01/07)

THALIDOMIDE : "Le paradis du mal" (auto-prod) www.thalidomide-band.com
Thalidomide (Original Thrash Death) est né en 1992 et n’en est pas à sa première production. En effet, le groupe a déjà sorti 2 démos (1993 & 1995), un 3 titres (2000) et donc cet album, enregistré en 2002 et sorti en 2003. Suite à de nombreux changements de line-up, la promo a été retardée ce qui explique pourquoi je chronique cet album 3 ans plus tard. "Les paradis du mal" comporte 8 titres pour une durée totale de plus de 40 minutes. Il faut souligner que le chant est en français. Une bonne production vient entourer une musique bien travaillée, des riffs assez variés agrémentés de quelques passages en guitare acoustique. La voix est cependant trop linéaire à mon goût. Des extraits de l’album sont disponibles sur le myspace du groupe. Guyom (01/07)

SPIRITUAL DISSECTION : "The dark side of mankind" (auto-prod) www.spiritualdissection.com
Jeune formation créée en 2001 aux alentours d’Amiens pratiquant le brutal death metal. Le groupe a sorti 2 démos puis en 2004 leur premier album et enregistre en ce moment leur second opus. Ce premier album est réédité suite à leur signature avec le label australien Grindhead records. Le son est vraiment bon, chaque instru à sa place et est bien mis en valeur. Excellents musiciens, riffs très travaillés, batterie avec des parties bien diversifiées qui pimentent les morceaux et enfin une voix plus que variée. On sent bien des influences comme Necrophagist (pour les solos), Cryptopsy et j’en passe. Tout cela est très bien mixé, la sauce prend de suite et rend ce skeud très agréable à écouter. J’attends impatiemment le prochain album ! Guyom (01/07)

SHYVA : "Innocence held up to ridicule" (auto-prod) http://perso.orange.fr/shyva
Du Thrash/Death, c'est vraiment pas ce que j'apprécie le plus comme style... Pour moi c'est trop mou pour que ça soit violent. Mais j'aurais tord si je disais qu'on ne trouve pas de bons groupes en la matière (après tout, y'en a qui aime). Et c'est souvent dans ce genre, qu'on trouve de bons guitaristes qui arrivent à vous décocher de ces putains de riffs que même mémé pourrait headbanger sur son canapé ! Malgré quelques défauts, c'est pourtant ce que ce jeune groupe originaire de la région havraise, sait faire... Cette démo qui datent déjà de deux ans a quelques bons cadeaux dans sa hotte. Notemment sur les riffs, comme j'en ai parlé précédemment. On aura donc droit à un super son de gratte et à des riffs vraiment sympas et très orientés "metal" (ça peut aller dans le trash, comme dans le death). Mais après, qu'est-ce qu'on a ? Bah plus grand chose. Le groupe a pourtant la hargne, mais le problème est qu'il ne le fait pas encore totalement resentir. La voix n'est pas assez violente à mon goût et la batterie devrait décocher des putains de blast au lieu de rester en place seulement sur la rythmique des guitares. Bref, tout ça reste encore à peaufiner mais c'est déjà un bon début les gars ! Gorr (01/07)

7th NEMESIS : "Violentia Imperatrix Mundi" (auto-prod) www.7thnemesis.com
Après deux ans d'inactivité, 7th NEMESIS revient en force avec ce premier album intitulé "Violentia Imperatrix Mundi" qui fait suite à un CD promo sorti en 2002 et à un split avec Punishment en 2003 (Chronicles of a Sickness). VIM est le premier volet d'une futur tétralogie dont les thèmes sont la violence fondatrice, le nihilisme et la déliquescence et à l'écoute de ce CD, il faut peu de temps pour se rendre compte que le terme "inactivité" est inapproprié tant il y a eu de travail. Cet album est non seulement d'une qualité de son rare pour une autoproduction mais il est impressionnant de feeling, de complexité et de groove : c'est une pure merveille ! Sur une base death progressif et technique, ce groupe parisien fondé en 2000, mélange sans difficultés des styles, des sons, des ambiances... A un moment, on en prend plein les oreilles avec des riffs de guitares puissants et tranchants alors que l'instant d'après, c'est un son acoustique qui prédomine ou tout simplement une partie plus mélodique. De même, l'ambiance malsaine du début du 3ème titre est en totale opposition avec le rouleau compresseur qu'on prend en pleine tronche par la suite. Et bien sur, tout cela ne peut être possible que grâce à des musiciens qui excellent dans la maîtrise de leur instrument. Le chanteur, Sargon, a un véritable bijou pour cordes vocales. Il est à l'aise dans tous les styles, du growl à la voix thrash en passant par des chuchotements ou des parties presque parlées et tout ça avec une facilité et surtout une fluidité déconcertantes. Jamais on a l’impression qu’il force. Les guitaristes ne sont pas en reste avec une inspiration débordante et surtout beaucoup de feelings. Les riffs sont entraînants, les soli toujours bien pensés (le but n'étant pas de faire un maximum de notes en un minimum de temps), et les parties acoustiques ainsi que les mélodies toute en finesse. D'autre part, ils utilisent une formule rythmique qui, au risque qu'on se foute de ma gueule, me fait penser à quelque chose toujours en mouvement. Ca avance, ça avance et ça ne s'arrête que rarement. Le résultat est le bon puisque cet "album doit être le récit d'une fuite en avant" (plus d'infos sur leur site Internet). Maintenant, à vous de faire votre propre opinion en écoutant cet album puisqu'il est téléchargeable sur leur site en intégralité. Une chose est sure, c'est un groupe à suivre et à soutenir du mieux qu'on peut !!!! Makkura (01/07)

SPLITTER : "War Dagsangest" (Evigt Lidande Prod) www.splitter.se / www.evigtlidande.com
Avec un semblant de Nasum, mais semblant hein, SPLITTER nous balance un mcd de huit titres qui somme toute reste très agressif, la violence est bien là, certes, mais les passages mosh et autres tendances core du groupe, répétitifs, deviennent pesants, un peu oui mais là ça fait vraiment beaucoup ! surtout pour un groupe se disant grind, la voix est très linéaire et il y manque un truc, peut-être un coup de grouik , nan sérieux le groupe est bon, sans problème mais pour ma part j’ai un peu de mal à les mettre dans le grind, enfin ceci dit ça latte quand même. Sam (10/06)


SONNY RED : "Extent Of Soul" (Several Bleeds Records) www.severalbleedsrecords.com / www.sonnyred.com
Groupe de marseille très heavy et mélodique qui pourra ravir les fans du genre, les plans et compositions sont assurés et efficaces, le tout est bien monté, là dessus no comment, mais pour ma part et n’étant pas spécialiste de ce genre ça reste assez plat, allez savoir pourquoi... Sam (10/06)

UNSAFE : "Human Toxic" (auto-prod) http://perso.orange.fr/unsafe.metal
Originellement nommé ENDLESS FALL, UNSAFE a vu le jour après changement de line-up. Qui dit autre line-up, dit aussi autres influences et on passe d’un groupe de thrash-core à un groupe beaucoup plus axé métal avec un power thrash efficace et sans vergogne qui leur a permis de partager une affiche avec des groupes tels que NAPALM DEATH, NASUM, NOSTROMO ou encore DEPRAVED. Leur nouvelle démo 5 titres, "Human Toxic" sortie en mars 2006 présente des riffs efficaces et lourds, une voix bien posée s’aventurant parfois dans le guttural, une batterie qui martèle bien et une basse plus que sympathique. Les compos vont droits au but malgré un tempo plutôt médium. C’est donc un album sympathique mais qui manque d’un peu d’originalité et de groove pour sortir largement du lot. Makkura (06/06)

TREPALIUM : "Achemik Clockwork of Disorder" (Holy Records) www.holyrecords.com
Si le premier album "Through the Absurd", sorti en octobre 2004, n’a pas été la sortie du siècle, il n’en est rien de leur nouveau bébé "Alchemik Clockwork of Disorder". TREPALIUM, formé dans les Deux-Sèvres en novembre 2001, nous présente là un pur concentré d’originalité. Sur une base death métal voire brutal death, ils n’hésitent pas à faire appel à des mélodies ainsi qu’à puiser dans le répertoire jazz pour apporter à leurs compositions une touche groovy qui fait toute la différence. A vrai dire, ce groove n’est pas uniquement une touche mais fait partie intégrante de leur style musical. Leur marque de fabrique : un rythme syncopé et vous obtenez, un death jazzy qui swingue à tout va ; un boogie death qui, malgré un nom barbare est très explicite. Pour être concret… vous seriez-vous attendu à des solos de saxophone ainsi qu’à une partie vocale basée sur des onomatopées façon jazz sur fond de guitares à distorsion ? Sans oublier une introduction façon cabaret du plus bel effet. C’est ce que l’on trouve sur l’avant dernier titre "Sick Boogie Murder". Alors ça plait ou ça ne plait pas mais c’est original et ça swingue au possible ! Ils n’hésitent pas non plus à taper dans le plus soft avec le titre central "One Breath of Peace", véritable petite pause pour les oreilles ; pas de blast, mais tout aussi plaisant à écouter. En bref, un CD marquée par l’originalité et le swing donc amateurs de pur blast s’abstenir ! Makkura (06/06)

THE DAWN : "Loud tunes and fury talles" (Several Bleeds records) www.severalbleedsrecords.com
Marseille en puissance, un groupe post hardcore corrosif nous balance 13 songs ravageuses et noise à souhait, extrêmement saturées, la basse est très en retrait à mon avis, mais ce skeud reste d’une lourdeur implacable, le chant hystérique mêlé au son guitare furieux donnent un mélange détonnant et complètement barré ce qui donne au groupe tout son intérêt, ce groupe reste impérativement à suivre car la aussi ça latte. Sam (06/06)

www.thedawnrocks.com

 

SVART CROWN : "Bloody Crown" (auto-prod) http://svart.crown.free.fr
D’habitude je suis franchement pas friand de black/death metal… Trop de groupes usent et abusent de ce style en sortant des albums à la pelle chaque année et moi le travail bâclé, c’est pas mon truc. Lourde fût donc mon appréhension quand je reçu par la post ce miniCD de SVART CROWN, jeune formation varoise. Et c’est sous la houlette de Sebastien Bernard, chanteur d’ARTEFACT, que ce mini fût enregistré fin octobre de l’année 2005. SVART CROWN nous propose donc 5 titres d’un black/death ravageur et aguicheur, qui va le plus souvent lorgner vers le death que le black. Et ça commence bien avec le premier morceau "Prepare The Battlefields" qui démarre les hostilités de riffs combatifs et d’une double grosse caisse énorme. Le deuxième "My Black Nightmare" reprend directement la cadence, exaltant un large sentiment de puissance avec des rythmiques de mammouths-warriors. Tout au long du disque nous avons droit à des compositions bien foutues, solides et gavées de tempos ravageurs, le tout accompagné par un chant totalement maîtrisé entre les nuances d’un black metal assez sombre et d’un death lugubre. Vous n’aurez donc pas à appréhender ce disque très longtemps, puisque il vous donnera tout ce dont vous avez besoin. SVART CROWN s’enferme à la foi dans une musique et un registre obscure mais fourni là une musique qui donne vraiment la banane. De plus ce stuff est favorisé par une production énorme et un son de tueur pour une autoproduction. Ainsi conçu ce "Bloody Crown" s’avère une entité impressionnante de maîtrise pour une toute première sortie de la part de SVART CROWN. Si vous êtes friand de gros black/death qui tâche, n’ayez pas peur de jeter une oreille sur SVART CROWN, un groupe prometteur que vous allez pouvoir retrouver sur scène en compagnie de GOJIRA, OTARGOS, SIKH, ou encore MINDLAG PROJECT. Gorr (06/06)

SPLITTER : "En Sorglig Historia" (Obscene Productions) www.obscene.cz
Eh ben dis donc, les sorties n’arrêtent pas d’affluer chez Obscene Productions ces temps-ci. Avec la déferlante du dernier INGROWING dans nos bacs et maintenant la découverte de SPLITTER dans les rangs de Curby, on a vraiment de quoi se rassasier les esgourdes pendant un bon moment. Et c’est justement de SPLITTER dont je vais vous parler aujourd’hui, ce groupe suédois sortant son premier album en ce début d’année 2006. Si vous voulez un mot, un seul, qui pourrait qualifier cet album, prenez "vitesse" ! Car c’est bien là toute la grandeur qui va ressortir de ce skeud. SPLITTER joue un grindcore ultra speedé et agrémenté de mosh-parts furibards. De quoi nous laver les oreilles à grand coup de médiator ! Nous n’avons même pas le temps de souffler tellement ça va vite ! Le chanteur n’arrête pas de beugler une seule seconde, le guitariste plastronne des riffs tantôt ultra rapides et brutaux, tantôt ultra accrocheurs et installant toujours une rythmique de derrière les fagots ! La batterie est un peu en retrait mais blast toujours et garde ses quelques points grâce à son son si incisif. C’est d’ailleurs un autre point positif de l’album, la production. Celle-ci sonne suédoise comme jamais. On a vraiment un son metal derrière ce grind survitaminé de SPLITTER et le résultat est plutôt pas mal ! C’est donc une excellente découverte que nous faisons avec ce premier album de SPLITTER. Des compos ultra rapides, qui ne s’essoufflent pas et accrochent l’auditeur en un rien de temps. On regrettera tout de même la durée de l’album un peu trop courte, comme d’habitude. Un achat que nous ne regretterez pas ! Gorr (06/06)

SYLVESTER STALINE : "Gonna Spread Hard Drugs To Your Stupid Kids With The Royalties Generated By This CD" (Bones Brigade) http://membres.lycos.fr/sylvesterstaline/
Enfin du nouveau chez Bones Brigade ! Notre petit label de grind préféré vient nous présenter cette semaine son nouveau petit bijou, j'ai nommé SYLVESTER STALINE, jeune groupe lillois dont le patronyme en dit long. La première impression est déjà celle que tout le monde pense : GRONIBARD n°2 ??? Certes, dès le skeud enclenché, les samplers fusent à tout va et un grindcore très influencé GRONIBARD intervient directement. Toute fois et au prime abord, la musique de SYLVESTER STALINE reste un grand répertoire de styles. Nous avons donc rendez-vous avec un grindcore furibard, agrémenté de quelques touches crust, speedcore ou encore de thrash pur et dur. Musicalement parlant, il est clair que ça déchire la tronche ! Des riffs sensas, une basse assez bonne, et des vocaux criards assez particuliers. 33 titres de grindcore français dans la gueule, ça fait du bien et surtout quand c'est bien joués ! Heureusement, ce soir c'est le cas et SYLVESTER STALINE ne lésine pas en ce qui concerne la célérité de son grindcore. Malheureusement, les clichés du genre font tout de même une apparition, et pas des moindres. L'humour si saucissonné à la GRONIBARD/ULTRA VOMIT, des français ne m'attrape pas tellement au vif, mais n'esquissera que quelques sourires sur ma tronche ! On sent tout de même un excellent potentiel derrière tout ça, et un grand délire abouti de quatre connards voulant s'éclater du mieux qu'ils peuvent ! En somme, une opération tout de même réussie pour SYLVESTER STALINE qui signe un excellent album de grindcore aux multiples facettes. On leur souhaite le meilleur pour l'avenir !
Gorr (04/06)

SUICIDE OF DEMONS : "Devastate to liberate" www.suicide-of-demons.tk
C’est fou comme trois titres peuvent suffire à vous latter la tronche, et ça, SUICIDE OF DEMONS l’a bien compris. Après une intro narrée, arrive le premier riff quasi doom, mais la suite vient mettre les choses en place. En effet ici, il est question de deathcore qui tâche. La fusion entre death metal et hardcore s’est opérée avec brio, pour notre plus grand plaisir. Nohell (basse, chant) alterne les parties vocales hurlées avec d’autres plus gutturales. Les deux "chants" sont parfaitement maîtrisés et les compos en ressortent très puissantes. Le bonhomme a eu la bonne idée de mettre la basse en avant à plusieurs reprises, chose trop rare et qui mérite d’être soulignée. Le reste sans être révolutionnaire nous amène son lot de riffs assassins super heavy, parfois surplombés de solos donnant une tonalité "indus" à l’ensemble. Le batteur n’est pas en reste car lui aussi nous montre qu’il sait jouer. Tempos lourds, rapides, blasts, double… tout y passe. Vous l’aurez sans doute compris, les trois titres de cette démo sont carrés et pour ne rien gâcher, SUICIDE OF DEMONS s’est offert un son dément qui nous permet d’apprécier les morceaux à leur juste valeur. Pour finir je dirai que cette démo vaut vraiment son pesant de cacahuètes et devrait intéresser les amateurs de deathcore. Yann (04/06)

STYCKOXYDAL : "Perverted Position Of Interior" (Bizarre Leprous) www.bizarreleprous.cz
STYCKOXYDAL est un nouveau groupe biélorusse signé chez Bizarre Leprous Productions et qui signe ici son premier véritable album sur un label. Le plus marquant dès le premier coup d'œil dans le livret, c'est l'âge de ces mecs ! Je ne leur donnerais pas plus de 17 ans et jouer une musique si extrême à cet âge, c'est vraiment incroyable. Du goregrind, voilà à quoi nous avons à faire ! Si vous aimez ROMPEPROP, GUT ou encore si vous êtes friand d'un bon vieux CUMGUN, n'hésitez pas, sautez sur ce "Perverted Position Of Interior", il en vaut la peine ! Ca dégouline de partout et ça blast à n'en plus finir ! On se prend un goregrind surpuissant en pleine face et l'on ne peut plus esquisser un sourire ! Pas un moment de répit, quelques samplers et deux ou trois breaks mais pas plus ! La voix n'est pas tellement dans l'esprit goregrind (un peu plus dirigée vers le death), mais les riffs mid-tempos et puissants viendront rendre son image à la musique de STYCKOXYDAL : gore et encore plus gore ! S'ajoute à cela un son bien gras mais à la fois audible et la boucle est bouclée pour les biélorusses ! Un goregrind comme on aimerait en entendre plus souvent et un CD qui ne laissera pas ses auditeurs de glace et qui fera gémir de plaisir tous les fans de goregrind ! La relève a l'air d'être assurée ! Gorr (04/06)

STOMA : "Scat Aficionados" (Bizarre Leprous) www.stomagrindcore.nl / www.bizarreleprous.cz
Les Hollandais, dans le goregrind, c'est les spécialistes, ça on le sait. ROMPEPROP, d'ailleurs, est l'un des plus connus et admiré (totalement mérité), mais un autre est aussi à prendre en considération : STOMA. Ces petits mecs ne font pas dans la dentelle et attention ça grind sec. La pochette de leur album "Scat Aficionados" est d'ailleurs plus qu'explicite les concernant. Du bon gros porno/grind avec de grosses touches bien gores. C'est vraiment tout un programme qui nous est présenté : riffs punk, batterie de fou, alternance de vocaux grinds et gores, et une bonne dose de samplers pornos. 16 titres pour 30 minutes de goregrind où il faut vraiment avoir des tripes pour les avaler d'un coup sec. Musicalement, les riffs sont bien accrocheurs et les voix ne rebutent pas tellement l'auditeur malgré leur registre complètement inaudible. Et si STOMA arrive à nous faire headbanger nos belles chevelures par court moment, le reste du temps, c'est plutôt chiant. Le son n'est d'ailleurs pas tellement correct, et les rares morceaux vraiment aguicheurs ne me combleront pas autant qu'un skeud de ROMPEPROP. Ajouté à cela, des paroles et des idées complètement dégueulasses pour le côté "fun" de la chose, et STOMA aura réussi sa mission : nous emmerder pendant plus de 30 minutes. Mais on sent derrière cet album, un groupe qui peut aller loin, mais malheureusement on a plus envie de les étrangler, que de les féliciter sur ce "Scat Aficionados". Et si vous avez la chance de les voir en live, prenez des boules quiès et une chaise pour vous reposer dans la fosse. Bref, STOMA, y'a encore du boulot ! Gorr (04/06)

TREPAN DEAD: "Obsessional Dysfunction" (auto-prod) www.trepandead.com
Enfin voila le skeud tant attendu, de nos gaillards du nord de la france. Alors comment dire c’est quoi du TREPAN DEAD et bien… Dans ta tronche, simple non ! Me direz vous, et bien non ! Brutal à souhait niééééééééé, et classique aussi ? Non !! Mais complexe et carré , car là c’est pas un skeud qui est balancé cash brut de chez brut mais bien un produit purement Underground et abouti s’il vous plait, "ché pas du travail eut kien kin a fait la" en clair c’est pas du travail de merde qui est sur ce skeud, et je rajoute pour ma part un travail de gens passionnés pour des gens passionnés, ni plus ni moins. Dix sept morceaux de pure démence enregistrés au studio 3X8 records de Ugo (GORYPTIC) avec un son remarquable et un travail digne des plus grands non mais !! Et pour finaliser le tout, un mastering nickel qui apporte la touche finale au skeud, sans oublier de parler du cover bien sûr, un petit livret sympa avec les lyrics et des petites photos qui en disent long sur l’état d’esprit du groupe, ses convictions et sa vision des choses, ceci dit en passant c’est notre vision et notre façon d’être aussi "quoi favoritisme moi nan du tout allons ;-)". Mais revenons à nos moutons, TREPAN DEAD, quintet avec Meul à la basse (et ses grands bras) Alex drummer (j’men fous du tabouret) Manu à la gratte (tricératops) Boub vox (a perdu son doudou ) et Chris vox (niééééé t’es laid ) , un quintet qui déchire et qui a décidé de nous trépaner c’est clair avec de la rage bordel, alors voila pour ma part je rentre pas dans les détails techniques car là y’a rien à dire donc je vous laisse découvrir aussi ce groupe qui pour ma part m’a laissé sur le cul un bon nombre de fois sur scène et plus le temps passe plus ils deviennent puissants car ils sont pas cons les gaillards, ils vous observent aussi et notent tous vos dires pour rebondir en mieux, alors attendez-vous à une déferlante ch’ti qui risque d’ici peu de vous foutre une sacrée "clac d’int gamellle héhé" RAGE RAGE FUCKING RAGE ! Sam (02/06)

THE FINAL SIGH : "If you’re not part of the solution, you’re part of the problem" (Anticulture Records)
Le label anglais Anticulture a vraiment le chic pour nous dénicher des groupes originaux qui insufflent un nouvel élan au mental, bien que souvent ils utilisent des éléments étrangers au style. THE FINAL SIGH ne déroge pas à la règle. Mais ne vous inquiétez pas car les anglais pratiquent une musique brutale voire chaotique par moments. A la croisée du (post)hardcore et du jazz-metal, le combo propose avec "If you’re not part of the solution, you’re part of the problem" un premier album plutôt bon. TFS a le mérite de proposer une musique variée et inspirée : des riffs mathcore à la DILINGER, des ambiances calmes limite planantes… On retrouve cette diversité au niveau de la voix. Si cette dernière et le plus souvent criée façon hardcore, on peut aussi entendre quelques voix claires. Sur les cinq musiciens, quatre d’entre eux chantent au moins une fois sur cet album. Le son est bon mais est un peu fébrile sur les riffs les plus saturés. Personnellement je trouve que ça a son charme surtout pour le style pratiqué. Un mot sur la technique des zicos qui dans ce domaine se démerdent plutôt bien. Au niveau tempo si vous êtes fan de death vous serez déçu car ici il n’y a pas tant que ça de blasts, et je dois dire que ça ne fait pas de mal de temps en temps. Finalement cet album passe assez bien et on retiendra de son écoute son côté jazzy qui donne à cette galette une tonalité moderne. Bref si vous souhaitez écouter autre chose que du death/grind penchez-vous sur TFS. Yann (02/06)
http://anticulture.co.uk / http://thefinalsigh.co.uk

SHOEMAKER LEVY 9 : "Pantheon" (Several Bleeds Records) www.Shoemakerlevy9.com / www.severalbleedsrecords.com
Que dire de cet album si ce n’est qu’il latte comme pas deux. En effet ici il est question de blasts, de cris rageurs, de riffs endiablés… SHOEMAKER LEVY 9 est un groupe à prendre au sérieux. Pour preuve ce "Pantheon" ultra brutal et carré (malgré le fait que parfois l’ensemble grésille un peu). Le brutal post-hardcore du groupe fait mouche et démontre tout le talent des musiciens. Tout est exécuté à la perfection malgré des plans bien barrés (moi-même j’en suis resté sur le c**). Mention spéciale au batteur qui enchaîne blasts, roulements et breaks à la vitesse de la lumière. Les rares moments de calme et leur accent jazz très prononcé sont à savourer. Les diverses influences (THE DILINGER ESCAPE PLAN en premier) se mélangent pour créer une musique novatrice et excellente. Malheureusement le disque se termine trop vite et on en redemande. On espère revoir SHOEMAKER LEVY 9 rapidement avec toujours cette hargne si présente. Continuez comme ça les gars… Yann (02/06)

SCARS : "The nether hell" (auto-prod) www.scars.com.br
Originaire du Brésil et activiste dans la scène depuis 1991 avec à son compteur pas moins de 500 concerts (!!!), SCARS nous balance à travers nos esgourdes six titres pour une durée approximative de 30 minutes de bon vieux thrash à la FORBIDDEN, GRIP INC. et KREATOR. Les influences sont indéniables et le skeud sent bon le début des années '90. Gros riffs, chant bien thrash, il n'y a aucun doute, SCARS est un servant défenseur du style. Il faut avouer que "The nether hell" est des plus rafraîchissant et que l'impact de leurs compos est indéniable. Un groupe à découvrir sur scène, car je pense que tout ceci doit bien envoyer en live, du moins leurs titres sont fait dans cet esprit, malheureusement à moins d'une venue de SCARS, il nous sera difficile dans le contexte actuel d'en avoir le cœur net soi-même. Un très bon album donc que je conseille vivement lorsque vous avez le cafard et que la musique est votre remontant, ça marche à tous les coups. A noter que le groupe se donne véritablement les moyens de réussir, un packaging des plus élégant accompagne l'album et leur site internet est des plus complet. Bref, toutes les cartes sont du côté de SCARS pour qu'il se fasse un petit nom à travers l'Europe, gageons que la chance leur sourira. Laurent (02/06)

SLIT : "Cronaca nera" (Retribute records) www.slitnoise.com / www.retributerecords.com
Il y a quelques temps j'aurais été bien incapable de vous citer le nom d'un groupe maltais. Maintenant je peux vous citer SLIT. En effet ce groupe s'est formé en 2000 et sort cette année son premier essai "Cronaca nera". Subtil mélange de death, de hardcore et de power à la MACHINE HEAD, la musique se laisse écouter sans problème. Les zicos se démerdent bien, mention spéciale au chanteur, Franck, qui peut aussi bien growler que gueuler, et tout ça avec aisance. La musique peut parfois avoir un goût de déjà entendu, mais c'est quand même avec plaisir que l'on en reprend. Petit bémol que l'on pourrait reprocher, c'est la production un peu légère pour le style pratiqué. Mais sinon c'est du tout bon. D'ailleurs ne les ratez pas en décembre avec HAPPY FACE et GUTWORM, s'ils passent près de chez vous…Yann (12/05)

SACRED HATE : "Same" (auto prod) www.sacred-hate.com
Rien qu'en regardant la pochette de cette démo on se dit que ce que l'on s'apprête à écouter va être assez violent. Eh bien c'est le cas. SACRED HATE nous distille un death matiné de passages hardcore pour un résultat plutôt efficace. Les cinq titres de cette démo sont variés (des passages en blasts couplés à d'autres plus mid-tempo) et accrocheurs. C'est dommage que le son ne soit pas à la hauteur mais pour une première démo on ne pourra pas leur reprocher. David le chanteur une voix bien gutturale mais nous sort quelques cris plus hardcore. A l'heure ou j'écris cette chronique, J-P (guitare) a été remplacé, espérons que les nouveaux morceaux (plus rapides et violents selon Miche) seront encore meilleurs et que ce départ sera bénéfique au groupe.
Yann (12/05)

• SCARS OF CHAOS : "Daemonic alchemy" (Forever Underground records) www.scarsofchaos.com
Comme quoi parfois les idées reçues ne sont pas forcément les meilleures, et SCARS OF CHAOS en est l'exemple même, voilà là un groupe de Black Métal de très bonne facture et pourtant celui-ci est bien Français, et non issu de la scène Nordique comme c'est souvent le cas. Fraîchement signé sur le label Américain FOREVER UNDERGROUND, SCARS OF CHAOS s'apprête à envahir l'hexagone de son Black teinté de passages rapides et aux senteurs symphoniques, même si ce dernier n'est pas omnis présent dans les compos, un chant jonglant entre le registre Black et death avec une certaine aisance, des musiciens qui sont parfaitement rodés, tout ceci ne fait qu'affirmer auditivement le choix du titre de cet album : "Daemonic alchemy" D'ailleurs, le groupe se fait fort de pondre des morceaux qui tiennent vraiment la route et aux structures bien lèchées. Il est indéniable que SCARS OF CHAOS possède un potentiel énorme et si celui-ci ne fléchi pas en route, affine son propre style, il est fort probable que ce groupe fasse entendre parler de lui à grande échelle. Le talent est là, la démarche professionnelle grâce à une sublime pochette, tout comme l'artwork du CD, donc oui, SCARS OF CHAOS a en main tous les atouts pour conquérir un public en quête de Black Métal de bonne facture. Laurent (09/05)
www.foreverunderground.com